ÉLECTIONS LOCALES : Les tenants du pouvoir se focalisent sur les textes de la Cedeao et de la constitution pour justifier le report

Quand les choses leur sont favorables, ils appliquent les textes de la Cedeao. Dans le cas contraires ce sont des invectives. Un tel comportement est injustifiable dans un pays démocratique comme le Sénégal pour justifier le report des élections locales à venir.

Le Sénégal, un pays de paradoxe comme disait l’autre. Les tenants du pouvoir quand il s’agit de prendre des décisions qui leur sont favorables et parfois même sans concertation avec l’opposition ou la société civile, sont prêts à user de toutes leurs forces pour le respect des textes de la Cedeao. Mais, dans d’autre circonstance, quand ces mêmes textes ne leur sont pas favorables, ils utilisent le coude pour tout dissiper. Comme c’est le cas du dossier de Khalifa Sall où la justice de la Cedeao avait condamné l’État du Sénégal pour non respect des droits de ce dernier durant la procédure. Toutefois, Arona Coumba Ndofféne Diouf interrogé sur le report des élections locales de 2019, sans concertation avec l’opposition, par le président de la République Macky Sall, dira ceci : « le chef de l’État à toutes les prérogatives pour avoir une décision sur des délais d’élections ».

Avant d’ajouter : « C’est la constitution qui lui donne cette prérogative ». Selon lui, on ne peut pas organiser dans les mois de février et mars une élection présidentielle alors que dans les textes de la Cedeao on devrait avoir au moins six mois pour pouvoir avoir les conditions requises d’aller à d’autres élections. « Il n’a fait que respecter ce que les textes de la Cedeao et les prérogatives que la constitution lui donnent », a précisé Arona Coumba Ndofféne Diouf. Il s’exprimait en marge de la cérémonie de lancement officiel du parrainage de Benno Bokk Yakaar dans la commune de Biscuiterie, où tous les responsables politiques de la mouvance présidentielle de la commune ont appelé hier la base pour leur informer du démarrage des activités de parrainage.

« Le chef de l’État a demandé ses partisans et sympathisants à faire des portes à portes, et à chaque responsable d’aller visiter sa base, d’aller dans les familles et de parler aux responsables, aux chefs de familles, à la jeunesse pour solliciter le parrainage en sa faveur », a expliqué M. Diouf. Comme la campagne électorale n’a pas encore démarré, place est à l’ouverture des listes pour pouvoir donner à leur parrain un quota assez confortable qui va leur permettre du coup d’aller demander le suffrage des Sénégalais. C’est dans ce cadre que dans la commune de biscuiterie, le Benno Bokk Yakaar, le Macky 2012, accompagnés des nommés, des chefs de mission, les Hauts conseillers se sont unis comme un seul homme pour travailler en synergie pour le parrainage de leur mentor. C’est ainsi qu’une coordination dirigée par Amadou Niang, chargé de mission à la présidence République, a été créée et se chargera de la stratégie de collecte des signatures pour le parrainage dans la commune.

Idrissa NIASSY

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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