Effondrement d’édifices à Thiaroye et à Ouakam : « Le Sénégal peut et doit éviter le pire », signale une voix autorisée

D’après la Société de Services d’Inspection et de Conseil (SSIC), réagissant suite aux effondrements macabres notés en ce début d’avril 2015, la série noire a fait au moins 45 morts depuis 2000.  Spécialisée en contrôle technique de bâtiments et d’ouvrages de génie civil, et en assistance à maîtrise d’ouvrage, cette voix autorisée indiquent des mesures préventives existent pour un objectif de « zéro effondrement et en appelle   au sens des responsabilités de chacun pour éviter le pire.
Le Sénégal a vécu un week-end tragique avec l’effondrement, le samedi 11 mars 2015, d’une mosquée en construction à Ouakam qui a occasionné la perte de deux vies humaines. Ce douloureux évènement survient quelques jours seulement après l’effondrement d’un immeuble à Thiaroye qui a également finalement fait trois  morts dont les proches n’ont pas encore fini de faire le deuil.

Selon le communiqué parvenu à notre rédaction, la Direction et l’ensemble du cabinet de contrôle et de conseil SSIC, tout en s’inclinant « devant la mémoire de tous ces disparus, brutalement et injustement arrachés à leurs familles, reste convaincue que le Sénégal peut et doit éviter ces drames, qui ont fait au moins 45 morts au total en 15 ans dans notre pays ».

Ce chiffre, nous dit-on, provient d’un décompte réalisé au Sénégal par la SSIC qui a recensé un total de 37 sinistres similaires entre 2000 et 2015.

« Aucun des 37 sinistres dénombrés depuis 2000 dans ce pays ne sont liés à des catastrophes naturelles, mais sont plutôt dû à la négligence des hommes et au non-respect des normes », a déclaré M. Allé DIOUF, Directeur général de la SSIC, qui plaide pour un respect plus strict des normes de construction afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent et épargner ainsi la vie de nos compatriotes.

« Le Sénégal peut et doit  mettre fin à la triste série pour éviter qu’un drame de plus grande ampleur ne vienne à nouveau frapper notre pays. L’objectif de zéro effondrement pour lequel nous nous battons depuis des années reste possible », a ajouté M. DIOUF.

Selon la SSIC, une Société Certifiée ISO 9001, l’ensemble des citoyens et plus particulièrement les acteurs du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) doivent opérer une prise de conscience, qui ne peut être que salutaire pour notre pays.

D’ailleurs à ce titre la SSIC, avait lancé en septembre 2014 les « douze recommandations » pour éradiquer ce fléau d’effondrement de bâtiments en phase de construction, qui chaque année emporte avec lui son lot de victimes innocentes sans que personne n’en soit tenu pour responsable, indique toujours le communiqué.

« Ces commandements sont publics et disponibles sur la page Facebook de la SSIC », note la Société qui renouvelle son appel pressant aux autorités pour un meilleur encadrement législatif et réglementaire du secteur du BTP pour éviter à notre pays des drames comme ceux de Thiaroye et de Ouakam, .

Le même appel s’adresse à tous les professionnels du BTP pour des actions concertées qui devraient contribuer à l’adoption de normes professionnelles plus rigoureuses, conclut le communiqué.

Momar Diack SECK
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