Education Dénonciation de l’entêtement étatique à vouloir organiser les élections de représentativité syndicale

Communiqué  Le syndicat national de l’Education et de la Formation (SNEF) s’offusque de l’entêtement du gouvernement du Sénégal à vouloir organiser les élections de représentativité des syndicats dans le secteur de l’éducation et de la formation dans la précipitation et le manque de concertation.

En effet, non seulement ces élections sont illégitimes mais le contexte est inopportun et le processus loin d’être inclusif contrairement à ce que le ministère du travail veut faire croire à l’opinion.

En effet, cette précipitation et cette impréparation qui émaillent l’organisation de ces élections cachent mal la stratégie du gouvernement du Sénégal de vouloir endormir les syndicats d’enseignants et les enseignants en orientant tous leurs efforts dans la quête de voix pour une représentativité aux conséquences fictives et illégales. Les syndicats se crêpent le chignon et l’Etat met ce temps de répit au profit d’une préparation d’un autre type de scrutin. Mais ce subterfuge, si brillant soit-il, ne sera qu’un cautère sur une jambe de bois.

Le syndicat national de l’éducation et de la formation estime que les priorités sont ailleurs et pour le gouvernement et pour les syndicats d’enseignants et pour les enseignants. Par conséquent, le SNEF attendait le gouvernement du Sénégal sur des propositions concrètes en ce qui concerne :

  • la question des indemnités de logement
  • la question du règlement définitif de la mise en solde de plus 40000 enseignants
  • la question de la liquidation de la dette due aux enseignants à travers les rappels
  • la question des doubles impositions qui grèvent le maigre salaire des enseignants
  • la question de l’augmentation du prêt DMC
  • la question des abris provisoires
  • la question de la formation des enseignants
  • la question de la gouvernance qualitative, équitable et transparente de l’éducation

Voilà tant de questions et de problèmes sans réponse et sans solution qui préoccupent les enseignants, les parents d’élèves et les élèves, qui n’attendent qu’une volonté politique pour leur diligence.

Malheureusement, pour des raisons électoralistes et de calculs politiciens, ce gouvernement est prêt à dépenser des millions pour nous distraire, au lieu de poser des actes forts pouvant stabiliser et faire émerger durablement une école nouvelle prospère et productive.

Le syndicat national de l’éducation et de la formation tient à avertir d’emblée l’Etat du Sénégal que sa stratégie capitaliste de musellement des syndicats ne passera pas car quoi qu’il arrive le SNEF se dressera contre et usera de tous les moyens légaux pour que l’école soit élevée au rang de priorité. Cela commencera par rendre aux enseignants le respect et la considération dignes de leur fonction.

Un Sénégal émergent passera incontestablement par une école émergente capable de produire des citoyens dignes et compétents.

Abdoulaye Cissé

Secrétaire général du 

SNEF

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