Économie mondiale : les perspectives sont devenues « moins favorables », selon la directrice générale du FMI

Les perspectives de l’économie mondiale sont devenues « moins favorables », en raison notamment de la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine, a annoncé la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde (photo), le 1er octobre.

« Il y a des signes que la croissance mondiale a atteint un plateau. Celle-ci est devenue moins synchronisée avec moins de pays participant à cette expansion », a-t-elle déclaré dans un discours précédant les réunions annuelles du Fonds qui se dérouleront la semaine prochaine à Bali, en Indonésie.

Et d’ajouter : « Les perspectives de l’économie mondiale sont devenues moins favorables, comme vous le verrez dans nos prévisions actualisées [qui seront publiées] la semaine prochaine ».

Mme Lagarde a également estimé que « la matérialisation des menaces de mesures protectionnistes » et les turbulences que connaissent les marchés émergents dans le sillage de la hausse du dollar américain constituent les principales sources d’inquiétude. « Certains risques ont commencé à se matérialiser. Cela va de l’imposition des taxes douanières aux pressions sur les marchés financiers dans de nombreux pays émergents », a-t-elle noté.

La directrice du FMI a, par ailleurs, indiqué que la guerre commerciale semble pour l’heure sans effet sur les Etats-Unis, dont l’économie « croît fortement », dopée par un stimulus fiscal et financier. Elle a cependant relevé « qu’il y a des signes de modération de l’expansion chinoise, qui vont être exacerbés par ce conflit commercial ».

Sur un autre plan, elle a déploré l’endettement toujours plus grand de l’économie mondiale. « Après une décennie de conditions financières relativement faciles, les niveaux d’endettement ont atteint de nouveaux records dans les pays avancés, émergents ainsi que dans les pays pauvres », a-t-elle prévenu.

L’endettement mondial, à la fois public et privé, représente 182 000 milliards de dollars contre 164 000 milliards, en avril dernier. « C’est près de 60% plus élevé qu’en 2007 avant la récession mondiale », a-t-elle fait remarquer, tout en invitant les économies émergentes et en voie de développement à réduire la dette des entreprises et à emprunter de manière plus durable.

Ecofin

Pape Ismaïla CAMARA
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