Dialogue politique: Une nécessité biaisée !

L’appel au dialogue lancé par le président Macky Sall a peu de chances  de réussir. Les contingences de l’heure, ne prêtent quasiment pas au dialogue. En un mot, le temps du dialogue entre l’opposition et le pouvoir semble révolu.

Le président Sall a peut-être manqué définitivement,  la seule occasion qui lui était offerte, d’amorcer de façon sincère, des pourparlers avec les leaders de l’opposition. Aveuglé par d’autres ambitions que l’on ne maitrise pas, il n’a pas su saisir, au moment opportun, l’opportunité que Dieu lui a fait grâce, sur un plateau d’or.

En effet, il a laissé la chance lui échappait  lors du référendum du 20 mars dernier. C’était le moment propice pour jeter les bases d’une large concertation avec l’opposition. Mais il avait préféré agir en solo, alors que certains opposants, pour ne pas dire tous, étaient disposés à débattre de certaines questions.

À moins qu’il fasse beaucoup de sacrifices et de concessions, on voit mal cette idée du chef de l’Etat, aboutir. Mais quoi qu’il en soit, il a intérêt qu’un tel dialogue ait lieu. Qu’il pleuve ou qu’il neige, il doit se donner les moyens d’y parvenir, car il y va de la consolidation et de la stabilité de notre jeune démocratie.

Seul un dialogue sincère peut colmater les brèches et resserrer les liens entre Sénégalais. Le dialogue est donc un impératif, une nécessité aujourd’hui au Sénégal. Sans lui, on ne peut moderniser de façon juste et durable la classe politique. Ce point qui fait partie de la nouvelle architecture  constitutionnelle, oblige le chef de l’Etat à dialoguer.

Dommage qu’il ne l’ait compris que maintenant, au moment où tout est complexe.

Jean Nzalé

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