Dialogue politique : pourquoi ne « quémander » des pourparlers à l’opposition que maintenant ?

Après sa victoire au goût amer, aux élections législatives du 30 juillet dernier, il est évident que le camp présidentiel, va chercher toutes sortes de ruses pour  se refaire une bonne santé politique.

Ce n’est  qu’une question de logique. Autrement, se contenter de l’état  actuel des choses, serait pour ainsi dire,  une attitude suicidaire, des tenants du pouvoir.

Une telle remarque pourrait bien être à l’origine de cette volonté acharnée, à vouloir illico presto, dialoguer avec l’opposition.

Quoi qu’il en soit, ce besoin pressant de dialoguer exprimé par la mouvance présidentielle, jusqu’à émouvoir certains, n’est pas fortuit et  il ressemble bien à une manœuvre politicienne pour remettre désespérément  en selle un régime  mal-en-point, qui ne cesse de drainer des casseroles.

Multiplier  des appels au dialogue  maintenant, dans un contexte où la coalition au  pouvoir titube (49% des suffrages aux dernières législatives), suscite mille et une intrigues.

Ce qui  fait croire que les incessants sons de cloche pour établir le fil du dialogue avec l’opposition, pourrait s’agir d’une ruse, peut-être  d’une chausse-trappe pour casser le dynamisme  visible  des forces de l’opposition.

En tout cas, il y a bien une multitude de raisons qui explique les réserves  de l’opposition quant à  un dialogue sincère et constructif. Quoi de plus normal d’ailleurs, quand on sait que ce dialogue aurait dû  être tenu en 2016, lors du référendum, si le pouvoir n’avait pas agi autrement.

En effet, l’occasion pour tenir des pourparlers avec la classe politique et l’ensemble des forces vives de la nation,  ne pouvait être aussi propice que ce rendez-vous de 2016,  portant de surcroît sur la constitution du pays.

Le  président Macky Sall et ses souteneurs avaient fermé toutes les portes aux négociations et avaient, de manière unilatérale, taillé  comme sur une tablette d’argile, une constitution qui déjà divise les constitutionnalistes.

Pour qu’il y ait dialogue, il  va falloir de la part du régime, terrasser des montagnes, à moins que l’opposition ne prête le flanc.

 

Jean Nzale

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