Dernière minute : report de la conférence de presse sur la situation critique en Mauritanie, des pressions seraient passées par-là…

La nouvelle est tombée toute sèche, très sèche, vers minuit : la conférence de presse prévue ce samedi matin à Dakar n’aura finalement pas lieu à la date et à l’endroit initialement retenus. Sans aller dans les détails, on nous informe que les autorités mauritaniennes et sénégalaises n’y sont  pas favorables.

Pour rappel, la rencontre avec la presse devait évoquer la grave crise politique et sociale en Mauritanie ainsi que les nombreux maux dont souffre ce pays : l’esclavage, le racisme, la corruption généralisée, la répression brutale de tous ceux qui osent dire non au chef de l’Etat mauritanien et sa volonté de modifier la Constitution pour se présenter à un troisième mandat présidentiel, bien que la Constitution le lui interdise formellement.

Et comme l’évocation de tous ces maux n’est donc pas acceptable pour toutes ces autorités qui manœuvrent pour refuser la parole à ceux qui se lèvent pour dire non, certainement, les autorités mauritaniennes, les plus interpellées par ces violations, ont dû exercer une pression diplomatique sur leurs homologues sénégalais, connus pour être trop souples pour ne pas dire faibles.

La Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), ONG anti-esclavagiste en Mauritanie, des organisations de défense des droits humains et des avocats mauritaniens, sénégalais, français et belges avaient prévu de tenir une conférence de presse, ce samedi 30 septembre 2017, au Café de Rome.

Pape Ismaïla CAMARA
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