Déminage en Casamance : l’état se substitue aux bailleurs pour le financement

L’Etat du Sénégal a pris le relais des bailleurs dans les opérations de déminage en Casamance avec la mise en place de ressources publiques dans le budget de 2017, a confié vendredi à Ziguinchor, Ibrahima Seck, chef de la division des opérations et de la gestion de l’information au Centre national d’action antimines du Sénégal (CNAMS).

Les forces de défense et de sécurité sénégalaises et le Centre national d’action anti-mines du Sénégal ont organisé cette manifestation pour sensibiliser les populations des régions Kolda, Sédhiou et Ziguinchor sur la problématique des mines.

« L’Etat est conscient de l’importance du déminage. C’est pourquoi, il a décidé d’accompagner les opérations de déminage avec la mise en place de ressources publiques sur le budget national », s’est réjoui M. Seck à la fin d’une randonnée pédestre organisée par le CNAMS et le commandement de la zone militaire numéro 5.

Le gouverneur de Ziguinchor, Guédj Diouf, et le commandant de la zone militaire numéro 5, Fulgence Ndour, ont participé à l’exercice aux côtés d’autres participants.

La randonnée pédestre fait partie d’une série d’activités prévues par les forces de défense et de sécurité du sud du pays pour célébrer le 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal, selon un communiqué parvenu à l’APS.

La marche a été suivie d’une campagne de don de sang et d’une séance de démonstration du CNAMS sur les techniques de déminage humanitaire, en présence de nombreuses personnes.

Les deux manifestations marquent également la Journée internationale de la sensibilisation sur la problématique des mines prévue le 4 avril, mais elles ont été anticipées en raison de la célébration de la fête de l’indépendance prévue le même jour.

« Le rythme des opérations est très ralenti certes, parce que les ressources de l’Etat ne sont pas très extensibles, mais il est en cours. Je ne dirais pas que les bailleurs se sont retirés mais plusieurs opérateurs ont suspendu leurs activités », a précisé M. Seck.

« L’Etat continue à nous appuyer dans notre travail, mais nous l’invitons à renforcer son niveau de participation pour que nous puissions atteindre notre vitesse de croisière comme il a été le cas entre 2011 et 2013 », a poursuivi le chef de division des opérations et de la gestion de l’information au CNAMS.

Pour lui, les opérations de déminage constituent un préalable à la réalisation de projets de constructions de pistes, de forages et d’autres ouvrages socio-économiques de bases d’où la « nécessité pour l’Etat accroître les ressources allouées aux activités de déminage ».

Dans un contexte marqué par le retrait de plusieurs opérateurs, Ibrahima Seck s’est félicité du « soutien constant du département d’Etat américain qui est là depuis le début au moment où certains bailleurs ont suspendu leurs activités ».

Source APS

Dieyna SENE
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