Défi post référendaire: Comment redonner confiance au peuple, « partisan du non »?

Toute victoire, qu’elle soit étriquée ou impressionnante, mérite d’être célébrée et magnifiée. C’est pour cette raison que le camp du  » oui », vainqueur du référendum, ne peut ne pas afficher un large sourire et jubiler. Cela entre dans l’ordre normal des choses.

Cependant, en dehors du bonheur que cela procure, osons poser un regard critique au delà des rapports malsains entre le pouvoir et l’opposition et nous verrons que  cette victoire, a un goût amer. Elle a un goût amer,  en ce sens qu’elle n’est pas partagée par une partie non négligeable du peuple.

En effet, les  35%  voire 40 % de Sénégalais qui ont rejeté ces réformes sont trop nombreux pour un texte, qui a défaut de fédérer tout le monde, devait au pire des cas minimiser le nombre d’éventuels récalcitrants. Comme ce fut le cas en 2001 où seulement  quelques 5%  de la population avaient dit non à la constitution proposée par le président Wade.

Là, c’est un pan entier du peuple  qui semble ne pas se retrouver dans cette nouvelle constitution. Et c’est agaçant, frustrant de constater que les nouvelles réformes sur la loi fondamentale du pays n’a pas fait un large consensus.

Ceci étant, il revient au président de la République de trouver les mots justes, les idées qu’il faut pour d’abord rassurer et ensuite redonner confiance à ceux qui s’étaient  opposés au texte référendaire.

C’est maintenant que son titre  » de père de la nation » revêt toute son importance, car il est  contraint, dans ce cas de figure, d’agir comme un vrai pater pour resserrer les liens entre les sénégalais.

Jean Nzalé

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