Crise migratoire persistante : ADHA, préoccupée par le sort des migrants, alerte et formule des recommandations

Communiqué : C’est avec une grande consternation que nous avons visionné d’horribles images filmées par l’ONG Proactiva Open arms, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 Juillet, montrant les cadavres flottants de deux femmes et d’un enfant délaissés par les gardes côte libyens.

Ce fait vient s’augmenter au lot d’horreur de plus de 1 000 personnes mortes noyées depuis le début de l’année dans la méditerranée à bord d’embarcations de fortune. A cela s’ajoute de nombreux migrants portés disparus dans le désert libyen et celui d’Agadez qui a toujours été un lieu de transit pour les voyageurs souhaitant se rendre dans les pays arabes, sans oublier ceux qui sont vendus comme esclaves par des bandes organisées.

Malgré les accords européens destinés à dissuader de telles traversées, le rythme des départs de migrants s’est accéléré, alors que 30 000 départs ont été recensés depuis les côtes libyennes. L’an dernier à la même période, 94 000 personnes avaient pris la mer en direction de l’Europe et 2 100 avaient péri.

Face à cette situation très alarmante, ADHA dénonce jusqu’à la dernière énergie l’absence de politique efficace pour faire aux phénomènes migratoires.

L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) rappelle :

Que ce sont les pays africains qui assument l’essentiel du fardeau de la migration et par conséquent, payent le plus lourd tribut. Il est impératif et urgent de poursuivre la réflexion et de mettre en place de nouveaux mécanismes de sortie de crise, plus soucieux de la prise en charge des fléaux de la jeunesse africaine, parmi lesquels le chômage et le sous-emploi.

En ce qui concerne le Sénégal, un montant de 26 milliards de FCFA lui avait été alloué en 2017 pour une durée de quatre ans par l’UE (Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique) pour soutenir le développement des entreprises, la formation professionnelle, l’emploi des jeunes et aussi de faciliter l’accès au financement aux PME et autres projets d’auto-emploi des jeunes. Il urge, sur ce point précis et pour plus de transparence et d’équité, de continuer à publier des rapports d’évaluation périodiques afin de démontrer l’impact réel de ce genre de financement sur la vie des jeunes sénégalais.

Notons, selon le rapport du département des sciences humaines de l’IFAN, 75% des jeunes sénégalais veulent quitter le pays pour un avenir meilleur.

L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié recommande ainsi :

Aux Etats africaines et aux organismes de trouver des solutions fondées sur une approche de développement. Il s’agit de mettre en place de véritables politiques économiques et sociales efficaces afin de garantir le progrès en luttant contre l’injustice sociale et l’inégalité entre les régions à travers de bonnes politiques de décentralisation ;

De promouvoir la bonne gouvernance pour garantir l’égalité des chances à l’emploi ;

D’initier encore plus de campagnes de communication et de sensibilisation à l’endroit des jeunes africains et de leurs familles ;

De démanteler le réseau des trafiquants et passeurs et de les criminaliser.

D’organiser et de mieux encadrer le retour des citoyens en situation difficile par une bonne politique de réinsertion économique et sociale.

Adama Mbengue

Président Action Pour Les Droits Humains et l’Amitié

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