Crise en Casamance Le MFDC esquisse les contours d’un « Accord de paix définitif et inclusif »

Dans un communiqué conjoint signé par les combattants du MFDC du camp de Diakaye, les populations de la zone des palmiers et le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC), il est écrit que « le règlement de la crise en Casamance passe d’abord par l’unification des différentes bases du MFDC, la préparation du processus de négociations avec le gouvernement et la signature d’un accord de paix définitif et inclusif ».

Selon ce communiqué, les combattants concernés ont réaffirmé leur volonté de mener « des réflexions sur l’avenir de la Casamance dans une ouverture d’esprit, dans la confiance et dans le respect mutuel pour un règlement définitif du conflit » de près de 40 ans.

Ils ont fait part de cette position au cours d’une rencontre à Mongone (Bignona), base principale des combattants du MFDC du camp de Diakaye, en présence notamment du responsable du GRPC Robert Sagna, des imams et de nombreuses populations des villages de la zone des palmiers.

Les combattants du MFDC ont assuré de leurs « intentions constructives et lancé un appel à Robert Sagna, président du GRPC pour une implication plus marquée dans l’accomplissement de ces dynamiques (…) », peut-on lire dans ce communiqué.

Ils disent considérer l’ancien maire socialiste de Ziguinchor comme une personnalité « incontournable dans le règlement de la crise ». Devant plusieurs combattants, le président du GRPC, Robert Sagna, a rappelé « la main tendue du président de la République Macky Sall pour un retour rapide de la paix en Casamance dans le dialogue et la concertation ».

Sagna a insisté sur le souhait du président Sall de « mettre fin à un conflit qui n’a que trop duré (…) », afin que « les armes soient définitivement déposées et que les efforts soient consacrés au développement de la région », ajoute le communiqué.

« Il (Macky Sall) a évité la guerre en Gambie. Donc il ne va pas la créer en Casamance », a lancé Robert Sagna aux combattants du MFDC dans des propos rapportés par le communiqué.

Le conflit casamançais, marqué par des centaines de victimes civiles et militaires, connait une certaine accalmie ces cinq dernières années, après des pics de violence dans les années 1990.

Mis à part des attaques d’éléments isolés ça et là, suivies très souvent d’opérations de ratissage de l’armée sénégalaise, ce conflit semble s’inscrire dans la dynamique d’un processus de paix engagée à partir des années 2000 par l’Etat et le MDFC. Cette optique a permis le retour de milliers de personnes déplacées et la reconstruction de villages rasés ou désertés.

Source APS

Dieyna SENE
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