Coopération : la Commission de la CEDEAO et l’USAID entament un exercice de planification du scénario de crise

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ont entamé conjointement un exercice de planification de scénarios de crise de trois jours (CPX) à Abuja, au Nigéria, ce  27 mars 2019.

La CPX est censée aider le cadre de prévention des conflits de la CEDEAO à s’acquitter de son mandat de consolidation de la paix en offrant aux directions des points focaux de l’ECPF l’occasion d’appliquer et d’utiliser le nouveau cadre d’analyse de la sécurité humaine (HSAF) mis au point par REWARD en collaboration avec la Direction de l’alerte précoce (EWD), informe le communiqué parvenu à notre rédaction.

La formation doit également renforcer les options de réponse appropriées et coordonnées aux situations de conflit émergentes. S’adressant aux participants à l’ouverture des sessions de formation, le directeur de la Commission de la CEDEAO, Alerte précoce, M. Gueye Lat, représenté par M. Kebba Touray, a déclaré que les réponses aux problèmes de sécurité humaine dans la région de la CEDEAO ne peuvent être gérées par une directive donnée.

Cet effort, a-t-il noté, nécessite une intense collaboration de la part de tous les départements et directions concernés afin de « discuter de l’approche intégrée pour répondre aux problèmes qui concernent nos citoyens ».

Dans sa déclaration de bonne volonté, M. Alimou Diallo, chef du Parti de l’USAID réagissant à l’alerte précoce et à la réaction en Afrique de l’Ouest (REWARD), a déclaré que la formation «marque une étape importante en termes de réduction de l’écart entre l’alerte précoce et la réponse La CEDEAO a rationalisé son mécanisme de prévention des conflits et adopté les cinq secteurs d’ensemble couvrant le programme de la CEDEAO en matière de sécurité humaine ».

L’activité de trois jours, a-t-il poursuivi, permettra de définir collectivement les moyens appropriés de prévenir les conflits violents et de créer des communautés pacifiques dans la région de l’Afrique de l’Ouest.

Selon lui, la CEDEAO est devenue un nom familier en Afrique de l’Ouest, modélisant la consolidation de la paix à partir de données pour que d’autres communautés économiques régionales s’imitent dans le cadre de l’Architecture de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Sur la voie à suivre, il a souligné la nécessité d’élaborer des approches plus efficaces et intégrées de promotion de la paix et de la stabilité et de collaborer avec divers intervenants aux niveaux stratégique et opérationnel, étant la «nouvelle voie émergente vers la consolidation de la paix durable et la prévention des conflits».

Le chef du parti a souligné certains des développements positifs découlant de REWARD, de EWD et des directions des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, ainsi que du maintien de la paix et de la sécurité régionale, et a notamment réorganisé les données de ses systèmes d’information géographique (SIG). qualité et gestion, élaboration du Manuel sur l’intégration de la dimension de genre dans le système d’alerte précoce et des modules de formation sur l’intégration de la dimension de genre, ainsi que du cadre d’analyse de la sécurité humaine, entre autres.

Facilitée par les Docteurs Benjamin Jensen, Alimou Diallo et Olivia Stokes Dreier et appuyée par le Conseiller régional principal en gouvernance du Bureau de l’USAID pour l’Afrique de l’Ouest, Ina Pislaru, l’exercice renforcera la capacité de différents cadres de visualisation multifonctions du CEPF à travailler ensemble pour faire face à la crise émergente, ensemble hypothétique de pays.

Afin de permettre aux directions d’apprécier les efforts mutuels et la coordination des mécanismes de prévention des conflits et des crises de la CEDEAO, un scénario transversal et dynamique de la sécurité humaine est en train d’être lancé.
Ceux-ci comprennent les transhumains, les crises humanitaires, l’extrémisme violent, la criminalité et la corruption, le genre, les crises humanitaires, les problèmes de la jeunesse, les problèmes de santé publique, les conflits électoraux, les migrations, le stress induit par le climat, les problèmes de gestion des terres et les conflits ethnolinguistiques.
Les participants à la formation sont également initiés à un scénario de crise, adapté d’une Direction du maintien de la paix et de la sécurité régionale connue sous le nom de « Carana », afin d’élaborer des options de réponse appropriées et coordonnées pour le compte de la Commission de la CEDEAO.

Momar Diack SECK
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