Conventions de Financement entre le Sénégal et l’AFD : où vont aller les vingt milliards accordés ?

Le ministre de l’économie, des finances et du plan et le Directeur général de l’Agence française de Développement (AFD), ont procédé hier mardi à la signature d’accords de financement destinés à la mise en œuvre de deux (02) projets, pour un montant total de plus de vingt milliards (20 000 000 000) de FCFA.

Quels sont ces projets ? Où vont ces vingt milliards ?

Réponses tirées du discours de M Amadou Bâ

Selon Amadou Bâ, ces projets, qui sont bien articulés à l’Axe 2 du Plan Sénégal émergent (PSE) « Capital humain, Protection sociale et Développement durable », visent à renforcer les efforts du Gouvernement dans la lutte contre les inondations et l’érosion côtière au Sénégal.

Le premier est le « Projet de lutte à court-terme contre l’érosion côtière sur la Langue de Barbarie à Saint-Louis », avec principalement la réalisation d’un ouvrage de protection d’urgence de la zone.

D’un coût estimatif de dix-huit millions huit cent quatre-vingt mille (18 880 000) Euros, ce projet bénéficie d’un concours de l’AFD de seize millions (16 000 000) d’Euros dont six millions (6 000 000) en dons.

Les principaux résultats attendus sont entre autres :

– La construction d’un ouvrage longitudinal de protection d’urgence des quartiers de Saint Louis situés sur la Langue de Barbarie ;

– La mise en place d’actions pertinentes et adaptées de formation et de sensibilisation des élus et des populations ;

– La définition d’un protocole de suivi scientifique multi-approche et innovant des impacts de l’ouvrage et de l’évolution sédimentaire de la zone et sa mise en œuvre sur une durée de trois ans.

Le second projet qui bénéficie aussi de l’appui de l’AFD est le « Projet de gestion intégrée du risque d’inondation au Sénégal ».

Pour sa mise en œuvre, l’AFD, en rapport avec le Fonds Vert Climat, a bien voulu mettre à la disposition du Sénégal une enveloppe de quinze millions (15 000 000) d’Euros, soit environ neuf milliards huit cent trente-neuf millions (9 839 000 000) de francs CFA. Il vise à identifier, prévenir et réduire les risques d’inondation en zones urbaines dans une perspective de prévention et de gestion des catastrophes naturelles.

Ses objectifs spécifiques  sont :

– l’élaboration de la cartographie et la sensibilisation au risque d’inondation ;

– la mise en place de mesures structurelles et non structurelles de réduction des risques d’inondation ;

– la mise en place d’infrastructures d’évacuation et d’assainissement à Pikine Irrégulier Sud ;

– la définition de protocoles de gestion des infrastructures en cas de précipitations extrêmes.

Momar Diack SECK
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