Contribution : Les marchés publics n’ont jamais développé un pays

Le Sénégal est le seul pays au monde où le secteur privé a un seul client qui, s’appelle « l’Etat ».

Ce dernier attend de son secteur privé : une concorde nationale, une grande capacité à mobiliser des ressources additionnelles pour financer le développement endogène et de l’intelligence économique pour explorer le marché sous-régional et international.

Selon l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), le taux de croissance de 6,5% est tiré à 90% par le budget d’investissement consolidé financé à 100% par l’Etat du Sénégal. Cela nous renseigne sur le degré de frilosité de notre secteur privé national.

Il est inconcevable pour un patronat de se confiner dans cette position et de briller par une promptitude à dénoncer toute initiative comme, la gestion des free shops de l’Aéroport International Blaise Diagne confié à une société française. Parallèlement et pour indiquer le sens dans lequel aller, on peut noter pendant ce temps qu’en Mauritanie par exemple, le nouvel aéroport de Nouakchott a été construit à 100% par le secteur privé de pays voisin.

En ces temps où l’objectif principal est l’émergence, il nous faut un patronat uni, fort et offensif pour y jouer un rôle de premier plan.
UN PATRONAT FORT, POUR UN SENEGAL EMERGENT.
Babacar Diagne, président du Conseil des Entreprises du Sénégal ( CDES)

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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