Contribution : Fraude sur les navires opérant au Sénégal

Une opération qui doit intéresser tous les sénégalais pour l’importance qu’elle revêt et le fait qu’elle englobe le contrôle sur la jauge des navires qui opèrent dans les eaux sous juridiction sénégalaise.

Pour répondre aux exigences sur la fraude des navires chinois épinglés, on nous signale que cette opération tant attendue par tous les sénégalais qui subissent et supportent avec cette fraude, qui ce grand préjudice que leur infligent ces propriétaires de navires qui sont à l’origine de cette fraude, vient de voir le jour.

Nous saluons sa mise en œuvre, pas seulement pour les chinois mais pour tous les navires. Nous avons aussi le droit d’émettre des réserves dans sa mise en œuvre pour cette opération qui nous a menés au front pour combattre toute cette très vaste fraude.

Ce n’est pas une affaire banale, il s’agit de beaucoup de milliards qui nous échappent. Il y’a eu bien sûr un appel d’offre, nous ne le contestons pas et n’avons rien contre celui qui va, exécuter les travaux, mais là il s’agit d’une fraude. Qui parle de fraude, parle à la Douane. Qu’elle est la compagnie qui a pris la lourde tâche de prendre cette opération en charge? Une opération qui n’augure pas des lendemains meilleurs?

Ça commence à devenir une habitude dans ce secteur qui a fini d’être un trésor inviolable des armateurs sénégalais. Pour toute opération ne les arrangeant pas, tous les moyens sont déployés pour voir son échec. Raison de plus pour une forte protection du ministère de tutelle contre ce groupe. Prenons en exemple l’audit du pavillon. Ils peuvent déchanter car cette opération va connaître des résultats. Une occasion pour l’Etat et le peuple de se souder pour une première et avoir des résultats pour le bien de tous les sénégalais.

Faire d’une pierre deux coups en contrôlant la jauge et les documents qui n’existent pas etc. Pour cette raison, nous demandons aux autorités de créer un comité de suivi composé de la Douane, des impôts qui sont les premiers concernés puisqu’il s’agit de fraude, de la police, de la gendarmerie, de la société civile, des experts sénégalais dans la jaugeage des navires.

Cette ressource humaine de qualité est là, bizarre qu’elle ne soit pas associée à cette opération. Tous ce beau monde doit être présent dans cette opération parce qu’il s’agit de beaucoup de milliards et du bien être des sénégalais. C’est un patrimoine national qui englobe beaucoup de richesses qui peuvent sortir le Sénégal de la précarité. Je veux porter à la connaissance de celui qui a en charge l’exécution des travaux que 90% des navires sénégalais sont dépourvus de documents et ont subit une chirurgie interne et externe, ce sur quoi vous allez vous référez pour nous faire cette opération. C’est très important, les caractéristiques réelles du constructeur qui risquent de n’être pas facile à trouver pour faire un travail fiable, un travail tant attendu par le peuple. Attention, nous sommes capables et flairons une arnaque qui ne dit pas son nom. Prendre en exemple le bateau de l’armement Neau qui a coulé pour surcharge de poids confortant la thèse des bateaux transformés au Sénégal. Cette habitude doit disparaître si nous voulons sauver le Sénégal. Cette fraude est à l’origine de certaines pratiques observées dans le secteur de la pêche artisanale : on peut en citer le poulpe qui garde toujours sa valeur, traqué par des engins décriés de partout en Europe et qui en plus ont détruit tous nos fonds marins. Ces fonds qui sont un habitat où des espèces comme ce même poulpe sont conservés par ces unités de mareyage flottantes puis expédié en Europe au prix fort, contrairement au poulpe pêché par le secteur artisanal qui lui est soumis au trempage pour se faire un poids. Au risque de voir toutes ces unités de mareyage améliorées disparaître. Ce poulpe trempé est d’une qualité exécrable, une situation que leur imposent ces monstres de bateaux qui pêchent tous dans la même zone. Voilà le résultat très négatif de la fraude sur les licences et également sur la zone de pêche (fausse déclaration de la jauge du navire). Les scientifiques, ce n’est pas ce qui manque au Sénégal, des champions. Je veux juste rappeler que l’évaluation est la somme des fractions rejetées et des fractions traitées qui va vous transmettre les données sur cette forte quantité rejetée par un bateau. Scientifique c’est beau, mais face à ces dégâts très importants que nous imposent ces fraudeurs, cette mission pour l’évaluation du stock sera quasi impossible. Nous ne jetons pas un discrédit sur ce grand geste des japonais pour sauver ce secteur, nous l’apprécions et la saluons. Ce n’est pas un acharnement, c’est un devoir. Nous devons tourner notre ministère en un ministère fort en charge de notre économie maritime pour tenir tête à ce groupe qui se croit tout permis.
Alassane Ba S/G des défenseurs de la mer

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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