Congo : des journalistes violentés exigent l’arrestation de leurs agresseurs

Les professionnels de la communication et des médias regroupés entre autres au sein de l’Union de la Presse Francophone (UPF) et de l’Observatoire congolais des médias (OCM), dans une déclaration rendue publique dimanche, ont « condamné fermement l’agression des journalistes » qui couvraient mardi dernier une conférence de presse à Brazzaville, avant de demander l’arrestation et le jugement des auteurs d’un tel acte.

Plusieurs journalistes de la presse nationale et internationale dont le correspondant de APA s’apprêtaient à rencontrer  des avocats de l’opposant André Okombi Salissa quand ils ont été pris à partie par des hommes en civil. Violentés et dispersés, ils ont également été pour beaucoup d’entre eux dépossédés de leur matériel de travail (micros, enregistreurs, téléphones portables, bloc-notes, etc.)

Ancien ministre passé dans l’opposition, André Okombi Salissa pour le sort duquel  les journalistes s’étaient déplacés est en prison depuis début janvier pour “atteinte à la sûreté intérieure” et “détention illégale d’armes de guerre”.

« Ces éléments armés en civil (les agresseurs des journalistes) doivent être traduits en justice pour avoir commis des actes qui n’honorent le Congo, pays qui ne figure pas sur la listes des prédateurs de la liberté de presse », souligne la déclaration tout en demandant aux autorités congolaises de restituer « le matériel de travail dérobé auprès de journalistes par ces éléments. »

Après avoir entendu les journalistes agressés, le ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla, a qualifié cette opération punitive d’illégale, en réaffirmant : « le droit fondamental des journalistes à couvrir les évènements quels qu’ils soient ».

Thierry Lézin Moungalla a par ailleurs dit avoir rencontré les responsables de la police pour l’ouverture d’une enquête afin que les auteurs de ces actes soit appréhendés et jugés.

Source APO

Momar Diack SECK
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