Cette fois, il ne fait pas sourire, Bill Cosby admet avoir drogué une jeune femme pour du sexe

Son témoignage est accablant. Dans une déposition datant de 2005, mais rendue publique lundi 6 juillet par les autorités américaines sur le site pacer.gov, Bill Cosby admet avoir donné du Quaalude, un puissant sédatif, à au moins une jeune femme en 1976 pour avoir des relations sexuelles avec elle.

Depuis novembre 2014, la star déchue de la télévision américaine est accusée de viol par une trentaine de femmes qui affirment avoir été droguées à leur insu par l’acteur. Certaines étaient mineures au moment des faits présumés, qui remontent parfois aux années 1960. Depuis le début du scandale, les annulations de spectacle de Bill Cosby se sont multipliées. La chaîne NBC, où passait le « Cosby Show », a mis fin à un programme qui devait relancer la carrière télévisuelle de la vedette.

Pas de poursuites contre l’acteur en raison de la prescription

Les avocats de Bill Cosby ont longtemps cherché à bloquer la diffusion de ces documents datant de septembre 2005, dont la confidentialité a été levée lundi. La star y est interrogée par Dolores Troiani, l’avocate d’Andrea Constand, ex-directrice du club de basket de Temple University où Cosby a étudié et où il était membre du conseil d’administration. Andrea Constand avait porté plainte pour viol contre lui, mais un non-lieu a été prononcé.

Lors de l’échange, le comédien admet avoir obtenu des ordonnances de Quaalude. L’avocate lui demande s’il en a « donné à d’autres gens », ce à quoi Bill Cosby répond « oui ». Dolores Troiani lui demande ensuite s’il était dans son intention d’utiliser ce sédatif « avec des jeunes femmes avec lesquelles il voulait avoir des relations sexuelles ». Le comédien répond par l’affirmative. Il explique ensuite avoir mal entendu « femmes » et cru entendre « femme » et précise avoir voulu parler d’une seule femme en particulier et non de « femmes » au pluriel.

Plus loin dans cette déposition, Bill Cosby déclare : « J’ai rencontré Melle T à Las Vegas [en 1976]. Elle est venue me voir en coulisses. Je lui ai donné du Quaalude. Nous avons eu un rapport sexuel. » En décembre, des procureurs de Los Angeles (Californie) ont refusé d’engager des poursuites contre l’acteur après une plainte déposée pour agression sexuelle en 1974 à la Playboy Mansion en raison de la prescription des faits. La plaignante était mineure à l’époque.

Source FranceTVInfo

Momar Diack SECK
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