Centre Polimed Mbour : Un exemple de partenariat public-privé dans le domaine sanitaire réussi par le FONSIS

Les membres du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES), ont effectué une visite au centre Polimed Mbour pour voire les réalisations du FONSIS dans le domaine sanitaire. Ledit centre financé à hauteur de 1 milliard de franc CFA, illustre parfaitement le partenariat public-privé initié par le FONSIS et l’hôpital de Mbour.

« Aujourd’hui, Polimed, c’est un investissement d’environ 1 milliard de franc CFA que nous avons installé au sein même de l’hôpital de Mbour et qui a permis de construire un bâtiment, d’acheter des équipements d’imagerie médicale, scanners, radio, endoscopie au service des populations. Et ces services sont utilisés par le personnel hospitalier et c’est facturer aux populations au prix public. Et notre objectif avec cette société, c’est de mettre à la disposition du grand public ces équipements indispensables à la santé, d’éviter que les gens soient obligés par des cas d’urgence, d’aller jusqu’à Dakar ou Thiès ne serait que pour avoir un scanner », a précisé M. Ibrahima Kane, directeur général du fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS).
D’aprés M. Kane, l’Etat leur charge au niveau du FONSIS de mettre en place des sociétés d’exploitation et également des sociétés de développement ceci est un projet stratégique.

Il estime que Polimed, c’est un dispositif qui va déjà être répliqué dans le secteur de la santé lui-même. Et leur objectif, c’est d’en faire plusieurs Polimed.
M. Pape Demba Diallo, président de Polimed précise : « Polimed, sa forme juridique, c’est une société anonyme simplifiée parce que le seul actionnaire, c’est FONSIS, nous appartenons à 100 % à l’Etat. Donc Polimed est une société privée qui appartient à l’Etat du Sénégal à travers le FONSIS. Nous sommes soumis aux mêmes règles que les entreprises privées et nous pouvons nous financer comme les entreprises privées ».
Il explique le choix d’implantation par l fait qu’à Mbour, il y avait une seule radio, il n’y avait pas de scanner, il n’avait pas écographie cardiaque, il n’avait pas d’endoscopie.
« Ce qui fait, il y avait un manque d’outils de diagnostic. Donc, il y avait deux choix, soit l’Etat, le ministère de la santé prenait dans son budget, on va équiper l’hôpital. Et on a dit, nous FONSIS, on peut venir financer cette infrastructure parce que c’est une infrastructure qui peut se rembourser elle-même. On joue le rôle d’éclaireur, c’est de dire comment pouvons-nous essayer de trouver un mode de financement qui permet de relever le plateau des établissements publics de santé à travers un acteur public, nous sommes un acteur public parce que nous appartenons à l’Etat. Notre action vient de l’Etat, tout ce qu’on a mis ici comme investissement, il y a ¼ qui viennent du budget de l’Etat indirectement » poursuit M. Diallo.

Saër DIAL

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