Célébration : la Commission de la CEDEAO marque une décennie d’opérationnalisation de son cadre de prévention des conflits

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) célèbre une décennie d’activité du cadre de prévention des conflits de la CEDEAO (ECPF).

S’adressant aux participants à l’ouverture de la session de réflexion d’anniversaire, le Président Jean-Claude Kassi Brou a noté qu’au cours de la décennie suivant son adoption, le CPPF avait fourni des orientations pour la conceptualisation, l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de stratégies de prévention des conflits.

Elles sont fondées sur ces principes fondamentaux de bonne gouvernance, de pluralisme politique, de démocratisation et de respect des droits de l’homme des ressources, des élections libres, équitables et transparentes, un accès inconstitutionnel au pouvoir ainsi que la mobilisation des ressources nécessaires pour renforcer les capacités de prévention des conflits violents, de résolution des conflits et de maintien de la paix en Afrique de l’Ouest.

Le thème de cet anniversaire est : Bilan de dix années de prévention des conflits dans la région de la CEDEAO: «Vers des interventions structurelles renforcées et une paix durable».

Se référant à cela, le Président Brou, soutenu par la vice-présidente, Mme Finda Koroma, a déclaré que le rythme des activités de consolidation de la paix étant laissé libre, les parties prenantes ne doivent pas oublier le fléau de l’escalade du commerce des drogues, ainsi que celui de la augmenter dans la fabrication et le commerce des armes légères et de petit calibre.

Citant plusieurs instruments évoqués par la Commission de la CEDEAO pour faciliter la prévention des conflits, notamment la création de la Division de la facilitation de la médiation, il a souligné que «tout doit être mis en oeuvre pour faire encore plus pour que les peuples de la région puissent bénéficier des équipements sociaux tels que la santé et l’éducation, ainsi que des opportunités économiques qui leur procurent des moyens de subsistance durables, notamment aux jeunes et aux femmes, réduisant ainsi le risque de recrutement de jeunes, en particulier dans le terrorisme »

Il a également suggéré d’examiner les méthodes traditionnelles de prévention des conflits qui prévalaient dans nos sociétés précoloniales, telles que le dialogue, la conciliation et l’utilisation des anciens et des sages comme conseillers, « bien loin des concepts importés de qui a tout à fait raison ou tout à fait tort ».

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, M. Mohammed Ibn Chambas, a déclaré que, grâce au travail du CPP, il existe aujourd’hui «une meilleure compréhension de l’écosystème régional dans lequel nous vivons» fonctionne »

Chambas, ancien président de la Commission de la CEDEAO, a toutefois exhorté les participants à garder à l’esprit le proverbe africain qui disait: « Même si le fleuve est plein, il veut toujours grandir », soulignant que même avec les succès enregistrés à ce jour, les opportunités d’amélioration des projets du CEPF dans la prochaine décennie de prévention des conflits doivent être gardées à l’esprit.

Fait important, tout en exposant ses six messages clés, il a appelé, entre autres, à célébrer l’alignement actuel entre la CEDEAO et les Nations Unies sur la priorité stratégique et l’approche tout en notant que «l’exhaustivité du CPCC est bien un appel et un rappel. de l’opportunité et de l’importance d’une multiplicité de partenariats à différents niveaux concentriques et entre une multiplicité d’acteurs ».

Accueillant également les participants, le commissaire Francis Behanzin (Rtd) de la Commission de la CEDEAO chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité a déclaré qu’il était désormais évident que, pour parvenir à une paix durable, nous devons « faire taire les armes » en mettant davantage l’accent sur les conflits. prévention, avec des actions concrètes visant à s’attaquer aux causes des conflits ».

Parmi les questions brûlantes à aborder par les participants lors de la conférence, figurent les bonnes pratiques et les enseignements tirés de la prévention structurelle, la réflexion sur l’aide apportée par la CEDEAO aux États Membres pour renforcer la bonne gouvernance et promouvoir la culture de la paix, ainsi que les expériences partagées aux niveaux régional et national, des approches de prévention des conflits, entre autres.

Momar Diack SECK
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