CEDEAO: ouverture à Abuja de la 41ème session ordinaire du conseil de médiation et de sécurité

La 41ème session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité (MSC) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au niveau ministériel, s’est ouverte hier 13 décembre 2018 à Abuja, au Nigéria.

Le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a souhaité la bienvenue aux délégués et a salué l’approche collective de la paix et de la sécurité régionale ainsi que le fort sentiment d’appartenance à la Communauté manifesté par les États membres.

Cela, a-t-il déclaré selon le communiqué reçu, s’inscrit dans la nécessaire solidarité qui guide les interventions de la CEDEAO, notamment dans les domaines de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

Le président Brou a également souligné la forte volonté politique des chefs d’État et de gouvernement et la solidarité durable entre les États membres qui, at-il souligné, sont le moteur des progrès enregistrés jusqu’à présent, une fierté de la communauté qui a également gagné le respect de la communauté internationale.

« Cette volonté et cette solidarité sont particulièrement évidentes dans les pays confrontés à des crises politiques, notamment en Guinée Bissau, en Gambie et au Togo, où la Communauté n’épargne aucun effort pour trouver une solution durable », a ajouté le président Brou.

Le Présidente Brou, accompagné de la Vice-présidente, Mme Finda Koroma, et du Commissaire aux affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la Commission, le Général Francis Béhanzin, a exprimé sa profonde gratitude aux présidents Muhammadu Buhari, Nana Akufo-Addo et Alpha Condé du Nigéria, du Ghana et de la Guinée, respectivement, pour leur engagement, leur disponibilité et leurs efforts inlassables pour résoudre les difficultés sociopolitiques en Guinée Bissau et au Togo.

Dans le cadre de l’exercice des prérogatives que lui confie le Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, la Commission de la CEDEAO déploie les efforts nécessaires pour aider les États Membres à mener leurs processus électoraux de manière inclusive, transparente et crédible.

À cet égard, il a chargé le MSC d’envisager les mesures appropriées pour prévenir et limiter les tensions résultant de la politique et de la propagande électorale dans la région tout en œuvrant collectivement à la lutte contre le phénomène du terrorisme.

Il a également réitéré la détermination de la Commission à renforcer ses relations de travail avec les États Membres afin de mieux identifier les priorités d’action et de définir des mesures appropriées pour venir en aide à la population de l’Afrique de l’Ouest.

Dans ses remarques liminaires, le président du MSC et ministre des affaires étrangères du Nigéria, Geoffrey Onyeama, a révélé que les conclusions des précédentes réunions du MSC ont révélé que la paix et la sécurité ne peuvent être durables que par la promotion de la bonne gouvernance et de solutions viables. la démocratie.

Il a poursuivi en insistant sur le fait que la région de l’Afrique de l’Ouest doit prendre des mesures propres à favoriser la croissance économique et le développement en offrant des possibilités d’emploi aux jeunes, en rendant la gouvernance transparente et responsable, ainsi qu’en adoptant des politiques libérales propres à renforcer la coopération économique. et attirer les investissements étrangers dans la région.

Appelant l’attention sur les élections présidentielle et législatives imminentes dans certains États membres, M. Onyeama a déclaré que les exercices programmés fourniraient à la région l’occasion de démontrer une fois de plus son agilité, en tant que pionnier du continent, pour instaurer une gouvernance démocratique complète dans tous les pays membres. des pays »

Au cours de cette session, le MSC devrait être informé de la situation politique et de la sécurité dans la région.

Les délégués examineront également le rapport de la 29e réunion du niveau des ambassadeurs du MSC, un mémorandum sur la situation politique et humanitaire dans la région. Ils débattront également de l’état de la mise en œuvre du mécanisme national d’alerte rapide et de réaction (NEWRM).

Étaient présents des ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité, des ministres des Affaires étrangères des États membres de la CEDEAO, des chefs d’institutions de la CEDEAO, des membres du corps diplomatique et des représentants d’organisations internationales.

Momar Diack SECK
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