CEDEAO : honorer le prélèvement communautaire demeure toujours un problème pour certains états

Le Vice-président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Edward Singhatey, a souligné l’importance capitale des réformes institutionnelles dans lesquelles la Communauté ouest-africaine s’est engagée depuis plusieurs années.

Parmi les axes de son intervention, selon le communiqué parvenu à www.lactuacho.com, il a rappelé aux Etats membres leurs obligations statutaires à l’endroit de la CEDEAO, notamment le versement du prélèvement communautaire en souffrance.

Tout comme M. Singhatey, le président du CAF, l’ambassadeur Kadangha Bariki Edawé Limbiyè, du Togo, dont le pays assure actuellement la présidence en exercice de la CEDEAO, a invité les Etats membres à honorer leurs engagements au titre du prélèvement communautaire.

« Je voudrais vous rappeler que le prélèvement communautaire reste l’épine dorsale des recettes de la Cedeao. Il contribue pour environ 95% aux recettes totales de la Cedeao. Vous conviendrez alors avec moi, qu’il y a nécessité que chaque Etat de la Communauté honore ses engagements sans oublier les arriérés, a ajouté M. Limbiyè.

Il a saisi l’occasion pour inviter les délégués à examiner avec attention, clairvoyance et perspicacité les dossiers qui leur seront soumis, afin que de leurs réflexions jaillisse la lumière nécessaire dont aura besoin la Communauté ouest-africaine pour éclairer la voie de sa migration de la CEDEAO des Etats vers celle des peuples.

Dans son allocution de bienvenue à l’ouverture, le lundi 13 novembre 2017, à Abuja, au Nigeria, de la 22èmeréunion du Comité de l’administration et des finances (CAF) de la CEDEAO,  Edward Singhatey, a rappelé l’approbation par les chefs d’Etat d’une nouvelle structure prévue pour la Commission et toutes les institutions de la CEDEAO, à partir du 1ertrimestre 2018.

S’agissant de la réforme institutionnelle, M. Singhatey a indiqué que les consultants ont presque fini leur travail ; et l’année 2018 verra la mise en place d’une nouvelle structure de management dans presque toutes les institutions communautaires.

Les réformes en elles-mêmes ne nous mènerons pas à l’objectif souhaité de relever le niveau de vie de nos populations, si elles ne sont pas sous-tendues par des programmes adéquatement financés, a-t-il laissé entendre.

Cette 22ème réunion du CAF sera consacrée à l’examen d’une série de documents, de rapports et de memoranda aussi bien pour information que pour discussion. C’est ainsi que les délégués examineront, entre autres, l’état d’avancement des tâches assignées aux institutions de la Communauté, la situation financière de l’organisation régionale, et l’organigramme détaillé de la Commission de la CEDEAO.

Momar Diack SECK
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