Cameroun : un choc un camion de la gendarmerie et gros porteur fait une dizaine de morts

Au moins 10 personnes ont perdu la vie hier vendredi en fin de journée dans la localité camerounaise de Pont So’o (Sud), au cours d’une collision entre un camion de la gendarmerie transportant des membres de deux chorales et un autre gros porteur roulant en sens inverse, selon plusieurs témoignages recueillis par APA.

Parti quelques heures plus tôt de la capitale, Yaoundé pour déposer des responsables des chorales Sainte Rita de Hiala et Sacré-Cœur de Mvolyé au lieu des obsèques d’un dignitaire du régime, le chauffeur du véhicule militaire, sous une pluie battante, a engagé un dépassement sur un pont avant de se retrouver nez-à-nez avec une semi-remorque qui, elle aussi, venait d’opérer un dépassement et tentait de se rabattre sur sa gauche.

Ce choc frontal a également fait plusieurs blessés, transportés d’urgence à l’hôpital voisin de Mbalmayo, et pour les cas les plus graves au Centre des urgences de Yaoundé.

Ce drame de la route, qui rentre par ailleurs dans une longue série noire débutée voici un mois a, pendant plus de trois heures d’horloge, provoqué le blocage de l’axe routier reliant le Cameroun à la frontière avec le Gabon et la Guinée Équatoriale.

Les principales causes des accidents de la route, au Cameroun, sont officiellement attribuées au non-respect du code la route, principalement par les chauffeurs d’autobus et de poids lourds, à la conduite en état d’ébriété, au laxisme des forces de police et de gendarmerie, généralement corrompues ainsi qu’au mauvais état des véhicules et de la chaussée.

Selon les données du Conseil national de la route, le pays, en dépit de fréquentes campagnes de prévention, a en 2016 enregistré 3088 accidents de la circulation ayant fait 1102 morts.

Ce chiffre est porté à 2000 personnes décédées et 4000 handicapées par le ministère des Transports, le facteur humain étant ici à 70% considéré comme principale cause de ces drames, contre 10% sont attribués à la mauvaise qualité des infrastructures.

Source APA

Momar Diack SECK
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