Cameroun : Des pluies diluviennes provoquent de nombreux dégâts à Douala

Des pluies diluviennes qui s’abattent ces derniers jours à Douala ont provoqué des dégâts matériels importants, a-t-on constaté vendredi, sur place.

Car un plus des inondations devenues le lot quotidien de certains habitants de la cité économique, s’accompagnent la destruction des toitures des maisons et le renversement des poteaux électriques du fait de la puissance du vent.

Une situation qui étonne plus d’un habitant de la ville de Douala, ce d’autant « qu’en temps normal, les pluies prennent fin au mois de septembre », explique-t-on.

Un fait inhabituel et qui pourrait se prolonger, selon le chef de service régional de la Météorologie pour le Littoral Ambesi Hans Ndonwi, pour qui, « il peut pleuvoir jusqu’en décembre ».

« Il est vrai que la pluie tombe jusqu’au mois de novembre à Douala. C’est qui est inquiétant, c’est la quantité de pluie. Il faut rappeler que la normale, c’est-à-dire la moyenne de pluie attendue ce mois à Douala, est de 123,1mm. C’est une quantité assez forte », a-t-il expliqué.

En tout état de cause, des personnes vivant dans les zones marécageuses et autres bas-fonds pourraient encore se faire des soucis, car non seulement elles devront encore faire face aux inondations, mais, à l’instar des autres habitants de la ville, il faut résoudre l’équation des vents forts qui soufflent sur la ville.

A en croire cet expert de la météo, « il est aussi vrai que cette année, les prévisions météorologiques qui ont été faites le 25 août 2017  à Douala pour l’Afrique centrale et qui sont valables pour la période septembre-décembre, montrent clairement que sur la zone côtière, dont le Cameroun fait partie, il y aura une pluviométrie assez forte.

Les pluies sont en hausse par rapport à la moyenne selon les prévisions saisonnières. C’est n’est pas ce que les gens attendaient », a-t-il déclaré. Plusieurs facteurs expliqueraient cette situation, entre autres, la hausse des températures sur la surface de la mer et la température ambiante e les vents qui jouent un rôle sur la pluviométrie.

Une donnée que des spécialistes appellent « le front inter tropical », c’est-à-dire la zone de convergence des vents, facteur majeur de pluies. A ces raisons s’ajoutent les activités de l’Homme sur la nature, notamment la déforestation, la forte utilisation des énergies carboniques qui émet le gaz qui provoque l’effet de serre.

Source APA

Pape Ismaïla CAMARA
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