Burundi Des craintes d’une guerre civile en cas d’échec de la médiation

Au Burundi, ça craint ! Cet homme qui en a vécu des misères, quand on lui demande comment il va, lui qui a reçu une balle dans la tête, avec un nez brisé et les cordes vocales affectées, dit qu’il va bien.

Pourtant il a perdu une vingtaine de kilos à la suite des incidents que lui ont valu sa foi dans la défense des droits de l’homme dans un pays actuellement au cœur de l’actualité politique africaine, le Burundi.

Suite au passage du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, lundi 22 janvier dans la capitale burundaise, une délégation joue presque, selon le plus célèbre des défenseurs des droits de l’homme au Burundi, Pierre-Claver Mbonimpa, la dernière carte des négociations qui devraient éviter la guerre civile à ce petit pays des grands lacs

A Bujumbura, depuis jeudi 25 janvier dans le cadre de la médiation de l’union africaine, le groupe de présidents venus discuter avec le président Pierre Nkurunziza et parmi lesquels, Jacob Zuma, Aly Bongo, Mohamed Ould Abdel Aziz, Hailemariam Desalegn, le premier ministre Ethiopien et le Président Macky Sall, voudraient ouvrir au peuple burundais la voie du dialogue et de la paix.

Président mal élu, alors qu’il avait épuisé depuis le 27 aout 2015, suite aux accords d’Arusha, Pierre Nkurunziza, a tenu à faire face à la révolte des jeunes et des opposants de son, pays pour la plupart contraints aujourd’hui à l’exil.

Au bord de l’implosion, le Burundi court un grand risque de répéter les massacres de populations si la médiation échoue…

Source Sud Quotidien

Momar Diack SECK
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