Burkina : 129 blessés des évènements tragiques, toujours dans l’attente de soins (parents des victimes)

Quelque 129 personnes blessées lors de l’insurrection populaire de fin octobre 2014 et du putsch manqué de septembre 2015, sont toujours dans l’attente de soins appropriés, a déclaré Frank Sia, représentant des familles des victimes, à l’occasion de la cérémonie d’hommage aux martyrs, lundi à Ouagadougou.
«Nous souhaiterions qu’ils leur (les blessés) soient permis de se rendre dans des formations sanitaires de référence du pays, en vue d’une prise en charge médicale appropriée», a suggéré M. Sia.

Le représentant des victimes des évènements tragiques au Burkina a aussi souhaité la mise en place d’un fonds d’accompagnement au profit des victimes.

«En effet, dans la marche triomphale du Burkina Faso vers son émergence, nous avons enregistré deux victoires», a confié Frank Sia, précisant que la première victoire est celle du peuple qui a empêché «le tripatouillage constitutionnel et la prise du pouvoir par la force» et la seconde celle politique avec l’organisation des élections «libres et transparentes».

Pour lui, maintenant le peuple burkinabè attend la victoire judiciaire.

«La stabilité, la quiétude et l’émergence du Burkina Faso sont entre les mains de vous magistrats, de vous hommes du pouvoir judiciaire», a-t-il souligné, sous des applaudissements nourris de l’assistance qui scandait «justice, justice».

Et d’ajouter: «Nous demandons la lumière sur les dossiers pendants, que les innocents soient blanchis, que les coupables soient punis et que la lumière soit faite», a martelé Frank Sia.

La cérémonie d’hommage aux martyrs s’est déroulée lundi matin en face du siège de l’ancienne Assemblée nationale (saccagée et brûlée lors de l’insurrection populaire), en présence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et de nombreuses autres personnalités.

Au Burkina Faso, diverses manifestations ont été programmées pour commémorer le 2e anniversaire des journées d’insurrection qui ont vu la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre 2014.

Cette insurrection populaire, née de l’entêtement de Blaise Compaoré à modifier la Constitution en vue de s’éterniser au pouvoir, avait occasionné une quarantaine de morts et des centaines de blessés.

Source Apanews

Momar Diack SECK
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