Bangladesh: La Banque mondiale annonce une aide de près 500 millions de dollars en aide pour répondre aux besoins des réfugiés Rohingya

La Banque mondiale a annoncé aujourd’hui une aide de près d’un demi-milliard de dollars sous forme de dons, afin d’aider le Bangladesh à répondre aux besoins des réfugiés Rohingya dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement, de la gestion du risque de catastrophe et de la protection sociale.

Alors que la crise des Rohingya s’installe de plus en plus dans la durée, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don supplémentaire de 50 millions de dollars en faveur d’un Projet d’appui au secteur de la santé au Bangladesh. D’autres financements suivront, et pourraient atteindre 480 millions de dollars au total, annonce le site de la Banque visité par  www.lactuacho.com.

Cette aide destinée au secteur de la santé repose sur une collaboration novatrice entre le Gouvernement du Canada et l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

Elle permettra, nous dit-on, aux Rohingya de bénéficier de services de nutrition et de santé de la mère, du nouveau-né, du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent(e), mais aussi de services de santé reproductive et de planification familiale.

Les réfugiés Rohingya ont d’immenses besoins en matière de santé. Ils sont particulièrement exposés aux risques d’épidémie et, selon des enquêtes menées dans les camps, un enfant sur quatre souffre de malnutrition aiguë.

Les pluies saisonnières, qui provoquent des inondations et des glissements de terrains, ont des conséquences non négligeables sur la santé : blessures, augmentation des maladies d’origine hydrique et réduction de l’accès aux services de santé. On estime que pendant la saison de la mousson, 200 000 personnes sont exposées à un risque de glissement de terrain et d’inondation.

« Le Bangladesh accueille les Rohingya fuyant les violences au Myanmar parce que c’est ainsi que nous devons agir vis-à-vis de nos semblables. Mais les besoins de ces réfugiés sont considérables et la communauté internationale doit intensifier son aide, juge M. Abul Maal Abdul Muhith, ministre des Finances du Bangladesh. La Banque mondiale nous a très vite apporté son assistance, avec un don de près d’un demi-milliard de dollars, afin de faciliter le retour en sécurité, volontaire et digne des Rohingya au Myanmar. Nous sommes déterminés à répondre aux besoins élémentaires de ces réfugiés. »

Jim Yong Kim et António Guterres, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, se rendront au Bangladesh les 1er et 2 juillet afin d’évaluer la gravité de la crise et de trouver des solutions. Ils se rendront dans les camps de réfugiés de la région de Cox’s Bazar et rencontreront le Premier ministre, le ministre des Finances et d’autres hauts responsables du gouvernement bangladais, ainsi que des représentants de la société civile et d’autres partenaires.

Les jeunes et les enfants réfugiés Rohingya, très vulnérables, ont également des besoins en matière d’éducation. C’est la seconde priorité de l’aide. En effet, quelque 370 000 enfants et jeunes (55 % du total de la population Rohingya déplacée) doivent pouvoir être scolarisés.

Un don additionnel destiné au projet éducatif, actuellement en cours de préparation, permettra de fournir un enseignement de base et un appui psychosocial à ces populations.

Les autres investissements proposés porteront sur la gestion du risque de catastrophe, l’eau et l’assainissement, la protection et la conservation de l’environnement, la protection sociale, les services urbains, ainsi que la cohésion sociale et les questions de genre.

Depuis août dernier, plus de 700 000 Rohingya ont fui les violences au Myanmar et trouvé refuge dans la région de Cox’s Bazar au Bangladesh. C’est là que se situe le plus grand camp de réfugiés au monde, à la croissance exponentielle. Une situation qui exerce des pressions sur l’environnement, les infrastructures et des services sociaux déjà limités.

 

 

Pape Ismaïla CAMARA
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