Atterrissage d’urgence d’un avion d’Air France au Kenya : « Quelqu’un avait entendu le tic-tac suspect « 

Le colis suspect découvert à bord d’un avion Air France, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, était un engin faux, a annoncé le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, confirmant les informations de France 2. L’appareil, qui ralliait l’île Maurice à Paris avec 473 personnes à bord, a effectué un atterrissage d’urgence à Mombasa, au Kenya, dans la nuit. Selon des sources policières contactées par France 2, deux personnes ont été interpellées. Le PDG de la compagnie aérienne a évoqué un objet « composé de carton, de papier, et d’un système ressemblant à un minuteur de cuisine ».

Selon les informations de France 2, l’engin suspect a été transporté en pièces détachées, et assemblé à l’intérieur de l’avion. On ignore pour l’instant l’identité des deux personnes interpellées et leur lien avec cette alerte à la bombe.

Le dispositif suspect a été signalé par un passager aux membres d’équipage, et a été retrouvé « dans un petit placard situé derrière un miroir » dans les toilettes de l’appareil. Une visite de sécurité de l’appareil, avant le vol, n’avait rien détecté.

« Rien ne semble indiquer qu’il y ait eu une faille dans les système de sûreté au départ de l’île Maurice, et je m’en félicite », a déclaré le PDG d’Air France.

« Il a demandé un atterrissage d’urgence, après qu’un dispositif suspecté d’être une bombe a été découvert dans les toilettes, avait indiqué un porte-parole de la police kenyane plus tôt dans la journée. Un atterrissage d’urgence a été préparé, il a atterri sans problème et les passagers ont été évacués. »

L’engin a été confié à des experts en explosif de la Marine et du Département d’investigations criminelles de la police.

« Une fois dans l’aéroport, la panique a commencé car on ne savait pas trop ce qui s’était passé, on ne comprenait pas, raconte Juliette, une passagère, à Europe 1. Quelqu’un avait entendu le tic tac et c’est ce qui a alerté le personnel de bord. Apparemment, ils ont trouvé quelque chose derrière un miroir et ce n’était pas un défaut de l’appareil. C’était vraiment une alerte à la bombe. » Jointe par France 2, une autre passagère a raconté l’évacuation de l’appareil (à partir de 30 secondes).

Source FranceTvInfo

Momar Diack SECK
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