Assane Soumaré, directeur général de la Caisse de sécurité sociale (Css) : « La prévention doit être au cœur des politiques »

Avec la découverte du gaz et du pétrole qui sont deux produits « accidentogènes », il y a lieu d’anticiper sur l’avenir, sur les défis réels, mais aussi sur les opportunités de la prévention de nos entreprises. Raison pour laquelle, dans ce mois de la prévention dont le thème est axé sur : « Promotion des structures de sécurité et santé au travail au sein de l’entreprise: Exigences légales et gouvernances des risques professionnels », M. Assane Soumaré, directeur général de la Caisse de sécurité sociale (Css), a fait savoir que la prévention doit être au cœur de toutes les priorités.

Dans le milieu du travail, la question centrale et lancinante, est la maîtrise des risques professionnels qui doit inéluctablement passer par la prévention. Ce qui fait dire à Assane Soumaré, directeur général de la Caisse de sécurité sociale (Css) que « la prévention doit être au cœur des politiques puisque c’est un outil de gestion qui favorise la compétitivité et la production des richesses ».

D’après le directeur général de la Css, la non prévention des risques professionnels peut mettre en péril la survie de l’entreprise.
« Pour éviter tout cela, il faut beaucoup de paramètres pour assurer dans les entreprises une bonne politique de prévention », déclare-il.

Il rajoute : « Pour mener à bien cette lutte, il faut inciter, conscientiser, mais surtout éduquer et éveiller les composantes des parties prenantes à la maitrise des risques professionnels dans les entreprises, mais aussi la société de façon générale ». Tout en faisant savoir que « la gestion des risques professionnels est un défi important qui s’inscrit dans la vie de tous les jours au niveau de l’entreprise, mais un défi qui s’intègre dans le cadre de l’emploi exogène ». Le directeur général de la Css s’exprimait en marge de la cérémonie de lancement de la 22ème édition du Mois africain de la prévention (MAP) où la structure qu’il dirige a noué un partenariat avec l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd) pour l’accompagner dans cette dynamique de sensibilisation et d’informations des populations en général sur les risques professionnels.
Ce dernier a profité de cet événement pour faire comprendre aux gens qu’au delà de la politique nationale, il est important de mettre en place des plans d’actions pour toutes les parties prenantes intéressées par la sécurité au travail, tout en saluant l’innovation apportée par le patronat.
« Il nous invite à redécouvrir la prévention des risques professionnels, tout en mettant l’accent au niveau des institutions d’enseignement pour nous permettre de réfléchir en amont et définir des modèles de communication adressés à ceux qui sont appelés à gérer les entreprises »,laisse-t-il entendre. La directrice de la prévention des risques professionnels de la Caisse de sécurité sociale, Marie Diallo, prenant la parole, a déploré le taux minime d’entreprises qui disposent de comité sécurité et santé au travail.
« Seuls 20% des entreprises disposent de structures en charge de la sécurité et de la santé au travail », a-t-elle déclaré. Abondant dans le même sens, Ndiémé Seck Diouf, chef de la division sécurité santé au travail, d’indiquer : « Le thème de ce mois devrait nous permettre de discuter largement sur la promotion de la santé et de sécurité au travail en entreprise et de faire des propositions d’amélioration dans ce cadre ». Selon elle, le Sénégal dispose de tous les instruments juridiques qui encadrent les structures de santé. Parlant di code du travail cette dernière de faire savoir que nous avons une importante partie de ce code qui est destiné à la sécurité et à la santé au travail. « C’est lui qui institue la structure de santé au travail avec ses différents services », souligne-t-elle.

Saër DIAL

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