ARTP et la livraison de ses immeubles à 8 milliards FCFA : Le DG secoue Cheikh Amar

Le retard accusé dans la livraison des immeubles sis aux Almadies qui doivent abriter le siège de l’Agence de régulation des postes et des télécommunications (Artp) a irrité le Directeur général de ladite institution. Abdou Salam Sall qui effectuait, hier, une visite de chantier sur le site a fustigé le fait que les délais ne sont jamais respectés avant de sommer l’entreprise Touba real estates (Tre) de livrer les immeubles à date échue.

«L’Artp avait demandé à l’entreprise Tre de lui construire deux immeubles qui, bien entendu, ont été payés en fin d’année 2011 pour un coût de 8,2 milliards. Constatant que les travaux n’avaient pas avancé, j’ai repris contact avec le promoteur pour lui demander de prendre les dispositions afin que les immeubles soient livrés à l’Artp» a expliqué M. Sall.

Selon lui, le 7 septembre 2014 il avait rencontré l’équipe de Tre, en présence de Cheikh Amar pour pouvoir caler d’un commun accord un planning qui permettrait d’indiquer la date à laquelle les immeubles seraient disponibles pour l’Artp. A l’époque, ajoute-t-il «il avait pris sur lui la décision de s’engager à livrer ces immeubles ce 31 décembre 2014. Il avait promis de mettre à notre disposition le planning le 25 octobre 2014, malheureusement cela ne l’a pas été jusqu’à ce jour».  Et de fulminer : «Le 8 avril, en rapport avec notre conseiller juridique, j’ai demandé de faire un constat d’huissier pour déterminer l’état d’avancement de ces travaux-là. Tout le monde convient que l’on est très largement en retard. Tous les engagements pris n’ont pas été respectés et il n’y a aucune communication dans ce sens».

Le Dg de l’Artp n’a pas manqué de souligner qu’ils vont faire payer des pénalités à l’entreprise : «Nous avons fait le constat, nous allons voir la suite à donner parce que je lui avais dit que je ne comptais pas mettre dans mon budget de 2015 des montants concernant des loyers du siège de l’Artp et on s’était entendu sur cela».

Sall explique qu’ils subissent «des préjudicies puisqu’on est dans des locaux inadaptés». C’est pourquoi il annonce qu’ils vont «utiliser les possibilités» que leur offre la loi : «Je ne pourrais pas étaler les montants des pénalités, mais nous y travaillons pour que l’entreprise nous les paye».

Source ‘’Le Populaire’’

Dieyna SENE
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