APRÈS ÉVALUATION DES 72 HEURES DE GRÈVE : Le Sames récidive les 20, 21 et 22 février prochain

Après évaluation des 72 heures de grève nationale qui a motivé le déplacement des 14 responsables syndicaux régionaux à Dakar, le Sames se dit très satisfait de l’évolution de leur mouvement. Ainsi, par la voix de son secrétaire général, Dr Boly Diop, il compte poursuivre le mouvement, avec la centralisation des urgences, les 20, 21 et 22 février sur tout le territoire national.

Après avoir procédé à l’évaluation des 72 heures de grève du mois de janvier avec la participation de tous les responsables dudit syndicat à la réunion d’évaluation, qu’il juge très satisfaisant, du fait que le mot d’ordre a été respecté par tous les membres et sympathisants du Sames sur l’ensemble du territoire national, les médecins ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Les camarades de Boly Diop ont décidé de récidiver les 20, 21 et 22 février prochain afin de faire en sorte que le gouvernement puisse accepter leurs revendications signées lors du protocole d’accords de 2014.
« Ce que nous attendons de ce gouvernement qui est toujours à l’état de promesse, c’est la matérialisation de nos revendications », a déclaré Dr Boly Diop. Mais, précise-t-il, en adoptant une « nouvelle stratégie » qui consiste à centraliser les urgences à Dakar et partout dans les régions.
« Au moment venu et pour chaque région, on va annoncer les structures de santé qui vont prendre en charge les urgences », dira-t-il rassuré.
Il poursuit : « On a discuté des stratégies, tout en ficelant nos plans. Le moment venu, le Sames fera un communiqué en détaillant pour chaque région les structures qui vont prendre en charge les urgences ». Il s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue le samedi dernier 3 février à Dakar. Revenant en charge sur le gouvernement, ce dernier de faire savoir que le gouvernement n’a pas de décisions ni de solutions concrètes du fait qu’il est resté à l’état de promesse. « Alors que nous, nous avons dépassé cet étape », a déploré Dr Boly Diop. Et d’insister : « Aujourd’hui, si nous allons en négociation avec le gouvernement, c’est qu’il nous dise ce qu’il a fait de façon concrète, parce depuis quatre ans que le protocole est signé, sur l’ensemble des points qu’on a discuté, il n’y a aucun qui a été satisfait ». Ce qui est le problème fondamental du gouvernement qui est toujours dans le processus alors que les syndicalistes veulent être à l’aboutissement et de façon concrète.
« Depuis 2014, nous attendons que le gouvernement nous dit, vous les médecins nous allons revaloriser vos salaires et autres. Mais il est incapable de nous dire qu’est-ce qu’il propose pour les médecins », se désole-t-il. Selon lui, il n’y a aucune matérialisation sur ce qui a été signé depuis lors. Ce qui leur a poussé de prendre leur responsabilité. « Nous avons alerté la population depuis maintenant quatre ans et de façon régulière, mais le gouvernement est dans son rôle à savoir que des promesses. Si nous allons jusqu’à la centralisation c’est la responsabilité du gouvernement, qui a la santé des populations », a affirmé Dr Boly Diop, tout en faisant savoir que les blouses blanches vivent « une injustice sociale » avec toutes leurs années d’études. « La population doit comprendre que dans ce combat, nous sommes avec elle, parce que dans certaines régions comme Tambacounda, il n’y a pas de gynécologue. Raison pour laquelle il faut une gestion des ressources humaines », dira-t-il.

Saër DIAL

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