Alphabétisation: Youssou Touré demande davantage de moyens

Alphabétisation

Youssou Touré demande davantage de moyens

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré le samedi dernier 21 février 2015, la journée mondiale de la langue maternelle. C’est ainsi que le secrétaire d’État chargé de l’alphabétisation et des langues nationales, Youssou Touré, a réclamé beaucoup plus de moyens au chef de l’État pour appuyer ce sous secteur de l’éducation nationale.

« Un pays ne peut pas se développer avec des langues étrangères », c’est la conviction de Youssou Toué, secrétaire d’Etat chargé de l’Alphabétisation et des langues nationales.

Le Secrétaire d’Etat chargé de l’Alphabétisation et des langues nationales demande davantage de moyens au chef de l’État Macky Sall pour atteindre ses objectifs.
Le ministre-conseiller a aussi plaidé pour l’introduction de toutes les 22 langues nationales codifiées dans le système éducatif sénégalais.
« Même si nous avons besoin de toutes les langues, il faut que nos propres langues puissent être un outil de développement, car tous les pays qui se sont développées ont atteint ce niveau avec les langues qui sont les leurs », dira Youssou Touré.

Et M. Touré de poursuivre : « Il faut que l’on fasse de l’alphabétisation en langues nationales une priorité nationale, tout en faisant de telle sorte que celles qui sont codifiées soient non seulement parlées et écrites mais aussi introduites à l’école ».
Le secrétaire d’État chargé de l’Alphabétisation et des langues nationales a précisé : « le sous secteur de l’alphabétisation doit être doté de plus de moyens, pour mener à bien ses activités et atteindre ses objectifs »
Il souligne: « nos langues nationales sont un patrimoine extrêmement riche et inépuisable. Il est regrettable que les Sénégalais ne s’approprient pas ce travail colossal ». Tout en s’indignant de l’ampleur du taux d’analphabétisme au Sénégal. 57 % d’analphabètes, c’est une honte pour le Sénégal il faut qu’on change de système ».
Le président de l’Académie nationale des langues nationales, Fary Ka, souligne : « La meilleure façon de lutter contre l’ignorance et la pauvreté c’est de mettre en valeur nos langues. C’est une condition ciné qua none et une condition essentielle pour le développement de toute l’Afrique . Nous exhortons les techniciens et les professionnels des langues à porter le flambeau très haut pour la promotion de nos langues maternelles ».

Idrissa Diop

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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