Agriculture : Libéria et le FIDA coopèrent pour améliorer les revenus et la résilience des petits exploitants agricoles face aux changements climatiques

Environ 10 000 petits producteurs de cacao au Libéria vont bénéficier de la mise en œuvre d’un nouveau projet d’un montant de 47,6 millions de dollars visant à renforcer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle et à accroître leurs revenus en modernisant la culture du cacao, en augmentant la production et en créant des débouchés.

L’accord de financement relatif au Projet d’élargissement de l’arboriculture – phase II a été signé par correspondance par le Président du FIDA Gilbert F. Houngbo et par Samuel D. Tweah, Jr., Ministre des finances et de la planification du développement de la République du Libéria.

Le Projet sera financé via un prêt et un don du FIDA, à hauteur de 11,9 millions de dollars chacun. Il sera cofinancé par le secteur privé (3,4 millions de dollars), le Gouvernement libérien (2,5 millions de dollars) et les bénéficiaires eux-mêmes (1,8 million de dollars). Le FIDA s’efforcera de combler le déficit de financement de 16,2 millions de dollars grâce au financement de l’action climatique et au cofinancement supplémentaire destiné au développement des routes rurales dans la zone couverte par le Projet.

« La phase II du Projet d’élargissement de l’arboriculture aura pour premier objectif d’aider les femmes et hommes ruraux pauvres à se libérer de la pauvreté », a déclaré Lisandro Martin, Directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre au FIDA. « Le Projet favorisera l’autonomisation économique des femmes rurales, pour leur donner des chances égales de participer à des activités économiques rentables dans la chaîne de valeur du cacao et d’en tirer profit. »

L’agriculture est la principale source de subsistance pour plus de 60% de la population au Libéria. Traditionnellement, les cultures arboricoles, dont le cacao, le caoutchouc et le bois d’œuvre, sont les principales sources d’emplois du pays et font partie intégrante de son tissu social. Les guerres civiles ont ravagé le secteur arboricole et provoqué le déplacement de nombreux agriculteurs. Certaines fermes et plantations abandonnées ont été recouvertes par la forêt et les infrastructures nécessaires à l’arboriculture ont été endommagées ou détruites. Les liens avec les marchés ont été rompus et les exportations ont pratiquement cessé.

Le Projet d’élargissement de l’arboriculture – phase II vise à mettre fin à cette situation, au moyen d’investissements dans la plantation de nouveaux arbres ou dans la régénération des plantations abandonnées. Dans le comté de Lofa, il permettra d’accroître la quantité et la qualité du cacao vendu par les petits exploitants et d’en améliorer la transformation et la qualité après récolte. Il encouragera en outre la diversité des cultures grâce aux cultures multiples, qui contribuent à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à améliorer l’aménagement de l’ombrage et à accroître les revenus. Des mesures ciblées seront mises en œuvre pour faire participer les femmes et les jeunes et faciliter leur accès aux services mis en place au titre du Projet, notamment dans les domaines de la formation et des services financiers.

Le Projet permettra de renforcer et de rendre les infrastructures rurales résilientes face aux changements climatiques, grâce à la remise en état et à l’entretien des routes ainsi qu’à la construction d’entrepôts à humidité contrôlée pour stocker les fèves de cacao pendant la saison humide, lorsque les routes sont inaccessibles. Il contribuera également à renforcer la capacité des coopératives à fournir de meilleurs services à leurs membres.

Le nouveau Projet renforcera les effets du Projet de relance de l’arboriculture dans les petites exploitations récemment achevé et complètera le Projet d’élargissement de l’arboriculture – phase I, tous deux soutenus par le FIDA. Il améliorera la qualité des services fournis aux cacaoculteurs et favorisera la durabilité en renforçant les services de vulgarisation et en facilitant l’accès aux intrants et aux marchés.

Depuis 1981, le FIDA a financé sept programmes et projets de développement rural au Libéria pour un coût total de 164,9 millions de dollars, dont un investissement de 101,9 millions de dollars du Fonds. Ces projets et programmes ont bénéficié directement à 220 800 ménages ruraux.

Correspondance particulière de  

David Florentin Paqui

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