Agriculture: Consolidation du financement des intrants agricoles

La direction de la prévision et des études économiques (Dpee), sa « note de conjoncture-premier trimestre 2017 », note une consolidation du financement des intrants agricoles.

« Dans la vallée du fleuve Sénégal, la campagne de saison sèche chaude 2017 est marquée par une progression du financement retenu pour les intrants agricoles et une révision à la baisse des prévisions de mise en valeur, par rapport à 2016. S’agissant de la saison sèche froide, le financement de la production et les prévisions de mise en valeur ont été améliorées.

Dans le cas de la riziculture, la campagne 2017 est caractérisée par une baisse des prévisions de mise en valeur, par rapport à 2016, et un recul des niveaux de réalisation au premier trimestre 2017, comparativement à la même période un an auparavant. Au niveau du bassin de l’Anambé, la saison sèche chaude 2017 a été bouclée et l’hivernage 2017-2018 se prépare », note la Dpee.

Hausses respectives des niveaux de financement et des superficies retenues pour les saisons sèches chaude et froide, dans la vallée du Fleuve Sénégal

« A la fin du premier trimestre 2017, le financement cumulé1 des intrants agricoles, effectué par la CNCAS pour de la campagne de saison sèche chaude 2017, s’établit à 10,428 milliards de FCFA dans la vallée, en hausse de 16,8% par rapport à la même période de 2016. Cette situation traduit, principalement, l’engouement porté à la riziculture et les efforts consentis par l’encadrement pour augmenter les superficies afin d’atteindre l’autosuffisance en riz en 2017 », renseigne la source.
D’après la Dpee, la progression des financements s’est, ainsi, reflétée sur les superficies retenues en 2017, à 30.380 hectares, soit une progression de 10,6% comparativement à 2016.
Au niveau du bassin de l’Anambé, des financements pour l’exploitation de 600 hectares ont été accordés par la CNCAS aux producteurs.
« S’agissant de la saison sèche froide 2016-2017, elle est marquée par des hausses simultanées des niveaux de financement (+15,6%) et des superficies (+5,2%), par rapport à 2015-2016, en liaison avec l’horticulture, notamment la culture de l’oignon. Cette dernière a gagné du terrain du fait de sa rentabilité économique, suite aux facilités de commercialisation favorisées par les mesures de gel des importations en période de récolte. Le financement cumulé de cette campagne a été arrêté à 2,056 milliards de FCFA correspondant à une superficie de 2.558 hectares », souligne la Dpee.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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