Agenda 2030 : Les Etats africains invités à appuyer les sociétés civiles du continent

Le réseau international Enda Tiers Monde a procédé au lancement du projet « Renforcement du rôle et la place des sociétés civiles du Sud dans la mise en œuvre d’un Agenda 2030 transformateur ». L’économiste Shérif Salif Sy, en marge de l’atelier de lancement, invite les Etats africains à appuyer les sociétés civiles africaines.

« Il faut que les Etats africains appuient et associent réellement les sociétés civiles du continent, dans la mise en œuvre des programmes permettant d’atteindre effectivement les objectifs de l’agenda 2030 », a précisé M. Shérif Salif Sy, économiste.
Selon Pr. Sy, l’essentiel c’est d’engager sérieusement toutes les parties prenantes pour atteindre les objectifs de l’agenda 2030. Et parmi lesquels on compte les sociétés civiles du continent qui sont très importantes.

Il estime que l’agenda 2030 est un agenda des Nations-Unies, qui prévoit un certain nombre de choses d’ici 2030. Et il n’est aucunement en contradiction avec l’agenda de l’Union africaine, au contraire, c’est deux documents qui se complètent parfaitement malgré certaines différences.

« C’est heureux que la communauté internationale et notre continent se mettent ensemble pour qu’enfin l’Afrique relève la tête. On m’émancipe un peu partout à travers le monde, l’Afrique reste très en retard. Par exemple, si vous considérez notre participation au commerce international, à la fin des années 70, début des années 80, cette participation était de 8%, aujourd’hui, elle arrive à peine à 2, 5%. Je crois qu’il y a un recul qu’il faut assumer », dira-t-il.

Le secrétaire exécutif d’Enda, M. Moussa Mbaye, il avance : « Les résultats attendus du projet de renforcement du rôle et de la place des sociétés du sud, sont entre autres, une appropriation de l’agenda 2030 et la production d’initiative politique pertinente par toutes les entités ».

« Il est important qu’au niveau de la transformation, qu’il y ait la compréhension du sens de la transmission dans les situations africaines. Il est important de faire jouer un rôle aux acteurs pour parvenir réellement à cette transformation ».
La présidente du conseil d’administration d’Enda tiers monde, Mme Mariam Sow, avance : « Nous sommes en train de changer un paradigme assez important qui est de renforcer encore davantage le rôle des sociétés civiles du Sud dans la mise en œuvre de l’agenda 2030 », poursuit-il.

Le Chef d’équipe économie et gouvernance de l’Union européenne, M. Clemens Shroeter estime que son institution en collaboration avec ses Etats membres, s’est engagée à jouer un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de l’agenda 2030, afin de construire un avenir meilleur.

Selon M. Clemens Shroeter, la société civile reste un partenaire clé dans la transformation prévue par cet agenda. Et son rôle en tant qu’acteur de changement ne peut être mis de côté.

Pour rappel cette nouvelle initiative est le fruit d’un accord cadre de partenariat qui lie, depuis 2016, Enda Tiers Monde à la commission européenne (UE) et qui a rendu possible la mise en œuvre de ce projet d’échelle, pour une durée de 4 années (2019-2023).
« Ce projet vient consolider le support institutionnel que le Grand-Duché du Luxembourg apporté à Enda tiers Monde depuis plusieurs années pour optimiser son rôle de « bâtisseurs d’alternatives ». Ce partenariat stratégique donne ainsi, aux entités membres du réseau Enda Tiers Monde et son secrétaire exécutif, un cadre qui facilite un dialogue constant au plus haut niveau avec les instances européennes. Le nouveau projet offre ainsi aux deux parties l’occasion rare de co-construire des orientations et stratégiques en matière de développement durable, de promouvoir la voix des acteurs du Sud, en particulier les groupes les plus vulnérables, et de valoriser leurs propositions d’alternatives pour un monde plus juste et résolument solidaires », renseigne le dossier de presse.

Saër DIAL

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