Afrique/Agriculture : 5 ans après, l’ambition de Syngenta porte ses fruits, mais l’accès des petits exploitants à la technologie reste limité

En 2012, suite au sommet du G8 à Camp David (Maryland) aux États-Unis, Syngenta a annoncé un plan ambitieux de croissance sur dix ans pour nos activités africaines. À l’époque, Syngenta écrivait dans le Wall Street Journal « le continent peut atteindre la sécurité alimentaire en l’espace d’une génération… une aubaine pour les entreprises comme pour l’humanité toute entière » (22 mai 2012).

Communiqué: Cette année, à mi-parcours de  notre projet de croissance pour l’Afrique et à l’occasion du Forum africain de la révolution verte (AGRF), nous évaluons nos progrès et prenons la mesure des défis et des opportunités pour les cinq années à venir.

Le chemin accompli à ce jour

Tabitha Muthoni cultive des tomates à Utange, près de Mombasa. Il y a plus de 450 millions de petits exploitants comme elle sur la planète. La plupart d’entre eux possède une exploitation familiale d’une surface inférieure à deux hectares.

Pour les exploitants comme Tabitha, la hausse de la productivité peut avoir d’importantes répercussions sur leur capacité à faire vivre leur famille, à envoyer leurs enfants à l’école et à continuer leurs investissements agricoles.

Depuis 2016, Tabitha fait partie de Mavuno Zaidi, un projet de Syngenta et Technoserve qui s’attaque aux difficultés rencontrées par les producteurs de pommes de terre et de tomates au Kenya, notamment l’accès aux intrants agricoles, aux opportunités de formation et aux solutions de stockage après la récolte. Les exploitants qui participent au programme créent également des liens plus solides avec les marchés locaux.

Aujourd’hui elle gagne 5 000 dollars par saison sur sa petite exploitation de tomates (une augmentation de 2 000 dollars) et a développé son activité passant de 4 à 11 employés.

Jusqu’à présent, Mavuno Zaidi, ce qui signifie « Produire plus » en swahili, a permis à Syngenta et Technoserve de toucher plus de 25 000 exploitants et d’accroitre la productivité de 185 % en moyenne pour ces exploitants.

Mais en dépit de nombreux efforts de collaboration, les progrès sont encore lents…

Syngenta s’est engagé sur le long terme à renforcer le secteur des petites exploitations agricoles en Afrique, en partie pour accélérer le développement économique, mais surtout pour contribuer à éradiquer la pauvreté et la faim dans le monde. Nos initiatives sont en phase avec les objectifs de développement durable des Nations Unies (United Nations Sustainable Development Goals), et sont conçues sur un mode collaboratif pour aider à trouver une solution à la complexité inhérente des défis sociaux et environnementaux que nous devons relever. Cette complexité repose en partie sur le fait que les acteurs de la chaîne de valeur alimentaire des petits exploitants ne sont pas suffisamment interconnectés.

 

Les projets de développement des petits exploitants sont cruciaux pour avoir un impact à grande échelle car ils rassemblent l’industrie, l’enseignement, les organisations d’exploitants et la société civile tout en recevant l’appui et l’approbation des autorités nationales et des organisations internationales. Chez Syngenta, nous croyons que c’est seulement par le biais de collaborations fondées sur la créativité et l’engagement que les exploitants pourront accéder à un ensemble complet de produits et de services dont ils ont besoin pour réussir.

Alexandra Brand précise : « L’AGRF est un tremplin pour construire des partenariats plus forts avec des organisations qui partagent les mêmes idées et la même vision, et qui sont capables de compléter nos compétences et notre expertise avec les leurs. »

Comment Syngenta s’y prend exactement ?

Alexandra Brand répond de façon synthétique : « Notre expertise repose sur l’apport de connaissances de haut niveau en matière de technologie et d’agronomie adaptées aux besoins de différents producteurs. Nous continuons également d’investir dans des partenariats novateurs car il faut reconnaître que Syngenta ne peut pas atteindre ces objectifs en solitaire et que les exploitants exigent des solutions globales. Ces collaborations doivent permettre de répondre aux problématiques  rencontrées par les exploitants africains, notamment les difficultés d’accès aux intrants, les solutions financières non adaptées, les regroupements de production limités, les marchés dysfonctionnels, les lacunes en matière de compétences et d’informations. »

 

Syngenta entreprise leader dans le secteur de l’agriculture

Syngenta est une entreprise leader dans le secteur de l’agriculture qui aide à améliorer la sécurité alimentaire dans le monde en permettant à des millions d’agriculteurs de faire un meilleur usage des ressources naturelles disponibles. Grace à nos capacités scientifiques de premier plan et nos solutions novatrices pour les cultures, nos 28 000 collaborateurs œuvrent dans plus de 90 pays pour transformer la manière de cultiver les plantes. Nous nous engageons à prévenir la dégradation des sols, améliorer la biodiversité et revitaliser les communautés rurales.

Présent dans plus de 50 pays en Afrique et au Moyen-Orient avec une équipe de plus de 3 000 collaborateurs, Syngenta encourage la croissance grâce à des investissements locaux, ainsi qu’à des initiatives de renforcement des capacités et de développement d’activité qui ont pour but de fournir une protection des cultures et des technologies de semence adaptées aux besoins spécifiques de ce territoire doté d’un vaste potentiel.

Oumou Khaïry NDIAYE
à lire

Autres Articles