AFFAIRE DES 94 MILLIARDS F CFA : Les cadres du Pastef enfonce Mamour Diallo et snobe Madiambal

Depuis quelques temps, l’affaire des 94 milliards F CFA portant sur le Titre foncier 1451/R appartenant aux familles de Ndiaga Ndoye et qu’aurait détourné Mamour Diallo, continue de défrayer la chronique. En conférence de presse ce mercredi 9 janvier 2019, à leur siège, les cadres du « Pastef les patriotes » ne comptent pas reculer d’un iota jusqu’à ce que lumière soit faite sur cette affaire où toutes les malversations de ce dernier et de ses complices soient éclairées.

Le Parti politique « Pastef les patriotes » que dirige Ousmane Sonko, ne compte pas reculer sur l’affaire des 94 milliards F CFA dont aurait détourné Mamour Diallo avec la complicité de quelques hommes d’affaires et de politiciens portant sur le Titre foncier 1451/R appartenant aux familles Ndiaga Ndoye. Face à la presse ce mercredi à leur siège, Bassirou Diomaye Faye, responsable des cadres du parti, a apporté des précisions de taille avec un document bien conçu à l’appui pour apporter la réplique. Selon lui, après une enquête de huit mois menée par Ousmane Sonko dans les conservations foncières, et après avoir eu possession des paiements, il a saisi le 8 mai 2018, le procureur de la République sur les malversations commises par Seydou Sarr communément connu sous le nom de Tahirou Sarr ne disposant d’aucun droit ni titre sur la parcelle de 2 567 707 m2 soit 256 ha appartenant aux familles de Ndiaga Ndour sur le Titre foncier n° 1451/R sis aux Parcelles Assainies/keur-Massar, au nombre de 23 au total . Mais avec la complicité de Mamour Diallo, Directeur des domaines, qui s’est vu bénéficier des 94.783.159.000 F CFA sur le dos du contribuable sénégalais. À cet effet, en 2012, une décision de justice, arrêt n°01/12 du 09 février de la même année, avait donné gain de cause aux familles Ndiaga Ndoye et consorts qui retrouvent leur droit de propriété sur le titre foncier 1451/R après 30 ans de procès. Entre le 08 avril 1978, date de l’acquisition contestée en justice et le 09 février 2012, date de la décision qui a rendu le titre aux familles Ndiaga Ndoye et consorts. Par la suite, en 1997, un décret n° 97-1119 en date du 12 novembre 1997, est intervenu (modifié par les décrets n°2000-874 du 31 octobre 2000 et n°2006-623 du 10 juillet 2006) déclarant d’utilité publique le programme d’aménagement des parcelles assainies à Rufisque, déclarant cessibles les immeubles immatriculés nécessaires à la réalisation dudit programme, dont le TF 1451/R. En conséquence des décrets ci-dessus, du SAIM Indépendance a été indemnisée suivant acte d’acquiescement du 15 avril 2008 enregistré le 29 juillet 2009. C’était avant que n’intervienne l’arrêt du 09 février 2012. Finalement la cession a été cassée par le tribunal par arrêt n°01/12 du 09 février. « En 2012, le droit de la SAIM indépendance sur le Titre foncier 1451/R n’a donc juridiquement jamais existé. Mais elle a été indemnisée quand même. Les familles Ndiaga Ndoye et consorts ont retrouvé donc leur droit de propriété sur le titre foncier 1451/R mais sans indemnisation », ce déplore Diomaye Faye
L’entrée en scène de Seydou Sarr dit Tahirou
Avec l’arrêt du 09 février 2012, avec la cession cassée par le tribunal, les familles Ndiaga Ndoye et consorts ont recouvré leur droit sur le titre foncier 1451/R, qui est déjà aménagé par la Sn Hlm suite au décret n°° 97-1119 précité. Seydou Sarr agissant sous le couvert de SOFICO SA et de CFU SARL se propose d’acheter le « problème » à 2,5 milliards F CFA et signe une cession de créance avec une partie des familles Ndiaga Ndoye et consorts, alors que l’autre partie des familles refuse et conteste la cession. Ce dernier a tenté de blanchir son escroquerie alors que ce terrain ne lui a jamais appartenu et le principal indexé Mamour Diallo n’a jamais porté plainte. « S’ils avaient une once de preuves, ils allaient porter plainte », a déclaré Diomaye Faye. Avant de préciser : « Si Sonko était dans cette situation, il n’allait pas participer à l’élection présidentielle ». Ces derniers, dira-t-il, au lieu de réagir, « ils se servent de mercenaires à la trempe de Madiambal Diagne pour interposer à leur place ». Selon lui toujours, Tahirou Sarr qui n’a jamais été propriétaire ne peut pas acquiescer et que seul « un mercenaire grassement payé peut parler de ce dossier ». Le prix au mètre carré retenu pour cette opération est supérieur au barème prévu par le Décret n° 2010-439 du 06 avril 2010 pour le calcul de l’indemnité d’expropriation pour cause d’utilité publique et au barème d’indemnisation des victimes du TER dans la même zone.
Le responsable des cadre de Pastef, avec le changement de statut convenu dans ce dossier qualifié de « scandale du siècle » au Sénégal, a interpellé les Sénégalais. « Il est temps de mettre les Sénégalais face à leur responsabilité. Dans un pays où les jeunes n’ont plus d’espoir, le peuple reste dans son coin sans piper mot », s’est-il indigné. Et de poursuivre : « Si le peuple recouvre les 94 milliards F CFA, cet argent ira dans les caisses de l’État et peut couvrir les 16 milliards F CFA que l’État doit aux écoles privées d’enseignement supérieur et autres syndicats qui sont toujours en grève ». Une raison de plus de snober Madiambal Diagne qu’ils pensent être à l’œuvre du régime pour essayer de les divertir à deux mois de la présidentielle alors que les priorités sont ailleurs.

Saër DIAL

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