Accusé de viol et pédophilie, des notables de Rufisque volent au secours d’un jeune jugé pieux et serviable

Agée de 4 ans, S. Diallo risque d’être traumatisée toute sa vie. En effet, selon sa famille qui a porté plainte au commissariat de Rufisque, la fillette a subi les assauts sexuels de leur boutiquier et voisin de quartier âgé de 26 ans. Seulement chose extraordinaire, c’est foule de notables de son quartier qui s’est présentée à la police pour témoigner sur le prévenu afin de le décharger.

«Ces accusation sont très graves. A. Aw a été accusé à tort. Nous sommes certains qu’il n’a rien à voir avec cette histoire de viol. Cela fait des années qu’il vit et tient cette boutique dans ce quartier. Personne ne l’a jamais vu s’activer dans des choses malsaines. C’est un jeune correct, responsable, respectueux,  discipliné, sage et très serviable et très pieux qui ne s’occupe que de son travail», témoignent ces notables du quartier de «Dangou Haloire».

Cela à l’opposé de la famille de la victime qui a réitéré ses accusations. «Un jour, j’avais aperçu M. Aw en train de violer ma petite sœur. Il l’avait amenée à l’arrière de sa boutique. Et je l’avais dénoncé chez mon grand frère. Ce dernier l’avait dit à notre maman qui n’y avait pas porté une grande importance.

Plus tard, elle a fini par entendre les rumeurs au niveau de notre quartier avant de porter plainte contre lui», raconte B. Diallo la grande sœur de 11 ans de la partie civile. Entendue par les limiers de Rufisque, leur mère a déclaré : «J’ai décidé d’aller faire consulter ma fille dans un centre de santé après l’avoir envoyée chez le boutiquier en question en vain».

Selon elle, «S. Diallo a refusé indiquant : ‘Je ne vais pas aller là-bas. Car que le boutiquier touche mon sexe régulièrement’. Très étonnée je l’ai conduite dans un hôpital de la place pour m’enquérir de la situation afin de savoir dans quel état se trouve ma fille».

A sa grande surprise, dit-elle, les blouses blanches ont révélé la présence de traces d’agressions sexuelles, de défloraisons, d’hématomes et une infection avec odeur  au niveau de son sexe».

Quant au mis en cause, il a réfuté les accusations. «Je ne suis pas l’auteur de ce viol. J’ignore pourquoi sa famille m’a accusé. Je ne l’ai jamais touché de ma vie», se défend M. Aw appuyé par les témoignages des notabilités sur sa moralité.  Mais, cela n’a pas  convaincu le Procureur qui l’a déféré  au parquet depuis hier.

Source ‘’Populaire’’

Momar Diack SECK
à lire

Autres Articles