ACCIDENTS DE LA ROUTE : Oumar Youm appelle à la vigilance

Après deux mois d’accalmie, le Sénégal a renoué avec les accidents de la route occasionnant de nombreuses pertes en vies humaines. Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres, Oumar Youm en a profité hier pour appeler les Sénégalais à la vigilance.

Les accidents survenus à Badiouré (Département de Bignona) et à Fatick occasionnant plusieurs pertes en vies humaines, après une accalmie de deux mois, ont fait réagir le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, chargé du Réseau ferroviaire, Oumar Youm. Venu procéder au lancement de la commercialisation de la carte « Xéweul » sur les autoroutes du Sénégal Ila Touba, Aibd-Mbour, Aibd-Thiès, ce dernier a appelé la population sénégalaise à la vigilance pour sauver des vies.

« Il faut plus de vigilances, plus de respect des règles de dépassement des distances réglementaires. Il faut également plus de respect des aires de repos et des aires de stationnement d’urgence qui sont dédiés aux véhicules », a-t-il déclaré. Oumar Youm a profité de cette cérémonie pour réclamer aussi plus de vigilances pour les piétons, parce que précise-t-il, l’autoroute n’est pas à traverser par les piétons, ni par les animaux et les véhicules à fraction non mécanique notamment les charrettes. Selon lui, les relâchements des brigades de montage constatés ces derniers temps, ont induit à beaucoup d’accidents ces jours passés. « Nous devons accentuer les contrôles, car nous avons constaté que 90% des accidents sont dictés par le comportement humain », a insisté le ministre des Infrastructures. Raison de plus pour faire de la prévention. Le ministre en a profité également pour sensibiliser les usagers, les conducteurs sur les exigences d’une autoroute.

« Une autoroute ce n’est pas une route nationale, ni une route départementale, mais une route où on roule sur des vitesses de 110 km/heure et réglementée qui nécessite un changement de comportement », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : Nous devons sensibiliser les populations sur les dangers de l’autoroute qui est une infrastructure de qualité dont l’usage doit être orienté à ce qui est prévu par la réglementation le respect du code de la route, mais aussi le respect des prescriptions spéciales sur les autoroutes ».

Toutefois, les autorités du ministère des Infrastructures, pour plus de sécurité des usagers, sont en train de rédiger un arrêté de police pouvant permettre de réglementer de manière spécifique la circulation au niveau des autoroutes du Sénégal. Ainsi, le ministre a insisté également sur la régularité, les fréquences régulières sur les routes par la police et la gendarmerie. Parlant d’éventuelles sanctions contre les faussaires, ce dernier de faire savoir que la loi en a prévu et que la Direction des transports routiers s’est mise à pied d’œuvre pour les identifier et à restreindre les possibilités à faire du faux, avec l’appui du nouveau permis de conduire qui est venu pour régler tous ces manquements.

« Nous sommes dans un processus de numérisation de tous les types de transport le permis, la carte grise, le numéro d’immatriculation. Pour cela, il faut que les fonctionnaires du ministère soient plus vigilants, plus rigoureux dans la délivrance de ces types de transport et qu’à chaque fois qu’il y a un faux qui est identifié que la justice fasse son travail ». Concernant le nombre infime de passerelles sur l’autoroute, avec les nombreux villages existants sur les abords de l’autoroute Ila Touba, Oumar Youm d’attirer l’attention de l’Ageroute et des constructeurs de ces ouvrages sur la nécessité de tenir compte devant les réalités de ces populations pour plus de sécurité.
L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Zhang Xun, venu assisté à la cérémonie de lancement de la carte automatique a exprimé ses vives félicitations à la coopération sino-sénégalaise devenue plus approfondie. « Avec le lancement de la carte, le Fast track est encore plus accéléré », lance-t-il. Ce qui est un grand pas pour l’avancement de la technologie au Sénégal. « Maintenant, au Sénégal on peut traverser le péage sans arrêter », a-t-il rappelé.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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