ACCÈS UNIVERSEL EN MATIÈRE DE SANTÉ SEXUELLE : Zéro décès maternel, zéro besoin non satisfait en Pf, zéro violence basée sur le genre, l’objectif fixé

Le Bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans le cadre de réaliser un accès universel en matière de santé sexuelle, organise du 3 au 6 décembre 2018 à Dakar, une réunion stratégique de consultation des 23 représentants de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre qui réunira, entre autres, les Représentants des bureaux pays, des Conseillers régionaux, une équipe du siège est placée sous le thème : « Passage à l’échelle par le biais de partenariats stratégiques : mise à profit de la coopération Sud-Sud et triangulaire ».

Dans le but d’échanger sur la coopération sud-sud en vue de la capture du dividende démographique, une rencontre d’échange de quatre jours se tient à Dakar. L’objectif est de réaliser un accès universel en matière de santé sexuelle à travers les principaux thèmes : Zéro décès maternel, zéro besoin non satisfait en planification familiale, zéro violence basée sur le genre. La rencontre dont le thème est axé : « passage à l’échelle 2030 par le biais de partenariats stratégiques » se déroule à un moment où notre sous –région en dépit des progrès réalisés marque pour l’indice de fécondité encore élevé, les besoins non satisfaits en matière de planification familiale pour la contraception et le mariage précoce. Selon le ministre de la santé, Abdoulaye Diouf Sarr, les inégalités de genre, « les pratiques néfastes basées sur le genre persistent et rendent la situation sanitaire de nos pays toujours fragile en particulier pour les populations vulnérables que sont les femmes et les enfants ». Ce qui balise dira-t-il, « la voie pour l’émergence de nouvelles visions susceptibles qui nous permettent de relever les défis auxquels nous sommes confrontés ». Et d’ajouter : « Fort heureusement, en perspective de l’atteinte des objectifs du développement durable, la plupart de nos États se sont engagés à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan stratégique 2030 ». Pour le cas du Sénégal, les pouvoirs publics demeurent constant dans l’affirmation de leur engagement à faire la santé un secteur prioritaire pour tous les individus qui doivent bénéficier d’un accès universel à des services de qualité sans aucune entrave. Cet engagement se traduit par le recrutement continue d’agents de santé, le maillage du territoire national en infrastructures fonctionnelles le renforcement du plateau technique avec des équipements de dernières générations en vue de maximiser l’accès aux soins principalement pour la santé de la mère et de l’enfant ‘importants pas ont été franchis dans ce dynamisme. « Le gouvernement est conscient de l’urgence à trouver des solutions durables aux problèmes des jeunes pour la capture du dividende démographique », a-t-il noté. À cet effet, plusieurs mesures seront nécessaires pour accompagner le dividende démographique pour la baisse de la mortalité et de la fécondité, améliorer els conditions sanitaires, relever le niveau d’éducation et de formation. Il s’agira pour cette rencontre d’analyser le niveau des performances, d’analyser les contraintes et de formuler les recommandations pour optimiser les chances.
Pour Mabigué Ngom, Directeur régional Afrique de l’Ouest de l’Unfpa, « la capture du dividende démographique est un agenda vital pour la réalisation de l’Afrique que nous voulons ». Selon lui, des progrès importants ont été réalisés dans les pays de la sous-région y compris au Sénégal. En ce qui concerne les objectifs du développement durable, précise-t-il, « il ne saurait être atteint sans l’apport du dividende démographique, parce que la région du monde la plus laissée en rade ». « Donc, il est nécessaire d’accélérer les bons progrès qui en cours afin que les objectifs attendus d’ici 2030 puissent être réalisés », a-t-il précisé. Parlant de la coopération sud-sud, ce dernier de faire savoir que c’est une forme de coopération additionnelle qui ne remplace pas les formes de coopération traditionnelle. Mais aussi, elle n’a pas été très dynamique durant les 40 dernières années. Un fonds de 2 milliards de dollars Us a été mis en place par la Chine lors des engagements de Taïcan pour accompagner les initiatives de coopération des pays du sud.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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