Accès au Fonds Vert Climat : Les élus locaux et la société civile en renforcement de capacités

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de préparation du Sénégal au
Fonds vert pour le Climat, Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable à travers la Direction de l’environnement et des Etablissements classés (Deec), du Fonds Vert pour le Climat, organise une session de formation sur le développement de projets bancables. Cette formation dédiée aux secteurs administratif et privé, les collectivités locales et société civile, est une façon de les pousser à approfondir les connaissances sur la mise en place de projets répondant aux normes du Fonds vert climat.

Après avoir lancé son programme d’appui à la préparation au Fonds vert climat (Fvc) il y a une année, le gouvernement du Sénégal a décidé de procéder à la formation de toutes les parties prenantes afin de les permettre d’engranger des connaissances plus approfondies sur les aspects techniques du Fonds et sur la mise en place de projets éligibles répondant aux normes. C’est ainsi que cet atelier de trois (du 23 au 25 avril) a démarré à Dakar avec les élus locaux et les acteurs de société civile pour le premier. Après ça sera le tour du secteur pour le second, avant de finir avec les autres catégories d’acteurs. Toutes ces activités menées par l’État du Sénégal, ont une seule finalité qui est de créer les conditions pour une plus grande performance en matière de mobilisation des ressources financières liées au climat, d’arriver à développer des projets fiables capables de trouver des financements. Pour Madeleine Diouf Sarr, chef de la division du changement climatique et parité nationale désignée sur le Fonds vert climat, cette rencontre vise à renforcer la capacité des acteurs sur les financements et les modes d’accès du fonds vert climat, tout en contribuant a l’effort mondial de réduction des gaz à effet de serre » ».

Selon elle, de multitudes difficulté sont notées pour accéder à ces fonds vert climat, qui est un mécanisme financier mis en place par la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques depuis 2010, même si c’est un environnement favorable à l’accès des financements.
« Cette deuxième session ciblée permettra de voir les éléments nécessaires d’adaptation du changement climatique. Il permettra également de partager les nouvelles formules et d’analyser les capacités financières et techniques », a-t-elle noté.
Elle rajoute : « Pour accéder à ces fonds il faut être partie à la Convention cadre des Nations Unies pour le changement climatique et ratifier l’accord de Paris ». Ce qui permettra d’accompagner les pays à faire face aux impacts du changement climatique, mais aussi pour les accompagner d’avoir une trajectoire sobre en carbone afin de lutter contre le réchauffement climatique, tout en mettant en œuvre leurs engagements avec des projets bancables. L’objectif de ce fonds c’est à partir de 2020, d’être doté annuellement de 100 milliards de dollars par an. « Actuellement, ce fonds a un niveau d’alimentation de 10, 3 milliards de dollars », a fait savoir Madeleine Diouf Faye. Elle s’exprimait lors de l’atelier de formation sur les opportunités financières offertes par le FVC et les modalités d’accès, qui est une première dune série de trois activités qui seront organisées du 23 au 25 avril 2018, à Dakar.

Saër DIAL

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Saër DIAL

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