Abus de Drogue : Vers la mise en place de coalitions communautaires pour la lutte

Les phénomènes de toxicomanie, d’abus de substances et de trafic de drogues sont complexes et ont un impact sur les efforts fournis pour créer des communautés saines. Pour remédier à tout cela, le centre Jacques Chirac de Thiaroye avec l’appui technique de la coalition des communautés anti-drogue des Amériques (Cadca), a organisé pour cinq jours un atelier de formation des leaders communautaires en charge de la mise en place des coalitions communautaires anti-drogue.

L’Inspecteur Massamba Sarr, responsable de la réduction de la demande au niveau du Comité interministérielle de lutte contre la drogue (Cild) du ministère de l’Intérieur, demande aux cinq communes qui sont engagés dans le travail de mise en place des coalitions communautaire anti-drogue (Dali Fort, Médina Gounass, Diamaguène, Keur-Massar et Rufisque nord) de se l’approprier pour mettre un terme à ce fléau. « L’approche communautaire est très pertinente. Si les communautés et collectivités locales se l’approprient, nous vaincrons, en sauvant des milliers de vie », a-t-il martelé.

D’après M. Sarr, pour combattre ce fléau, il faut d’abord s’attaquer aux problèmes locaux, tout en entreprenant une évaluation solide au niveau communautaire, dans le but d’évaluer les risques. Il estime que la drogue pose trois grands problèmes qui concernent la sécurité, la santé publique où les usagers de drogue par injection ont un taux de Sida dix fois plus élevé que celui de la population générale et un niveau économique. « Si une personne s’attaque à sa mère c’est pour avoir sa dose. Et nous devons lutter contre toutes ces bavures pour sécuriser davantage la population », a-t-il noté.

Il rajoute : « la répression n’est pas toujours la meilleure solution. Il faut passer par d’autres structures comme l’approche communautaire en utilisant une stratégie adaptée ». Il s’exprimait lors de l’atelier de formation des leaders communautaires en charge de la mise en place des coalitions communautaire anti-drogue où il a réaffirmé que si « on arrive à faire la sensibilisation de manière efficace, les prisons vont se dégrader ». M.Babacar Jean Pierre Diouf, chargé de programme à l’office des Nations Unies contre la drogue et les crimes, prenant la parole a révélé qu’un prisonnier sur cinq est lié à la drogue et quelqu’un qui utilise la drogue dans sa vie, a 50 % de se retrouver en prison un jour. « Comme l’Afrique est une zone de transite de la drogue, nous devons lutter contre l’usage », dira-t-il.

Il rajoute : « Nous avons la responsabilité de protéger notre jeunesse qui est le fer de lance de notre plan économique qui est l’émergence de l’Afrique. Selon lui, quand on est conscient de l’utilisation de la drogue au Sénégal, « nous devons faire face à ce phénomène multidimensionnel et la prévention ». Avant de saluer la dynamique américaine contre ce fléau : « L’approche de la Coalition des communautés anti-drogue des Amériques est très importante, car elle nous permettra de mieux faire face à ce fléau ».

Saër DIAL

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